Novak Djokovic a encore pesé sur les grands rendez-vous en 2026, avec une finale à l’Australian Open et un parcours qui a inclus la victoire sur le champion en titre Jannik Sinner en demi-finales. À 38 ans, le Serbe a aussi évoqué, via Beyond the Numbers, ce qui lui a permis de rester compétitif : un service devenu plus efficace avec le temps.
Novak Djokovic n’a disputé que deux tournois officiels en 2026. Après une absence à Doha en février, il a repris la compétition à Indian Wells, où il a atteint les huitièmes de finale pour la première fois depuis neuf ans. Son retour a été stoppé par Jack Draper au terme d’un match à suspense : défaite 4-6 6-4 7-6(7).
Une finale à l’Australian Open, malgré l’attente
À l’Australian Open, Djokovic a atteint la finale après avoir franchi un cap immédiat : il a dû battre Jannik Sinner, alors tenant du titre, en demi-finales. Le parcours a marqué les esprits, d’autant que le Serbe n’avait pas atteint une finale de Grand Chelem depuis un an et demi. Il a ensuite perdu la finale contre Carlos Alcaraz.
Dans son propos, l’idée revient : les limites ne seraient qu’une illusion pour un joueur de ce niveau. Le contexte reste néanmoins celui d’un calendrier plus parcimonieux, et le temps de la retraite n’est plus très loin, même si Djokovic a répété qu’il continuerait tant que la motivation et le corps le laisseront jouer.
Des choix de calendrier qui disent quelque chose
Le début de saison de Djokovic a aussi été fait de décisions qui ont réduit les matches officiels. Après Doha, il a joué Indian Wells puis a choisi de ne pas participer au Miami Open, où il avait atteint la finale l’année précédente. Sur terre battue, la séquence s’est encore resserrée : son programme devait démarrer à Monte-Carlo, mais il a finalement décidé de ne pas s’y aligner.
Le Serbe a également déclaré forfait pour le Mutua Madrid Open en raison d’un problème physique. Ce sont des absences qui changent la trajectoire d’une saison, mais qui, dans le récit qu’il propose, servent surtout à préserver sa capacité à répondre présent au moment clé.
Un service devenu une arme de durée
Dans l’explication donnée par Djokovic, la clé se trouve dans le service. Le texte insiste sur un point : ce coup lui permettrait de raccourcir la durée des échanges, ce qui compte quand on cherche à rester compétitif au plus haut niveau. Et surtout, le service a évolué dans le temps, au fil des années, avec une première balle plus précise et une deuxième balle jugée plus solide.
Lors d’un épisode de Beyond the Numbers, Jim Courier a décrit cette transformation : « Vous le regardez jouer maintenant : il a une première balle très puissante et une deuxième très solide. La précision avec la première balle s’est tellement améliorée au fil du temps, et sa confiance dans la deuxième… ». La référence à Goran Ivanisevic apparaît aussi dans le même développement, avec l’idée d’un service qui aurait progressé lors de son arrivée.
Ce que montrent les matchs récents, sans promesse de tendance
Quand Djokovic a joué, les rencontres ont raconté une intensité réelle, parfois jusque dans le détail. Avant l’issue à l’Indian Wells contre Jack Draper, il avait aussi remporté des matchs à des moments précis : il a battu Kovacevic 6-4 1-6 6-4 puis Majchrzak 4-6 6-1 6-2. Plus tard, face à Carlos Alcaraz, il a connu une défaite 2-6 6-2 6-3 7-5.
Dans la même série de résultats, il a aussi battu Jannik Sinner après un match long, avec un score 3-6 6-3 4-6 6-4 6-4. À retenir : ces faits, pris un par un, montrent un joueur capable d’aller chercher des issues différentes selon les adversaires et les moments.
La suite du récit se joue maintenant autour du calendrier sur terre battue. Djokovic doit d’abord régler la question de sa prochaine participation après ses forfaits à Monte-Carlo et au Mutua Madrid Open, puis viser un retour qui lui permette d’être présent quand les points compteront le plus. Le prochain adversaire et le prochain match dépendront de son inscription et du tirage au sort du tournoi où il reviendra au cours de la saison 2026, avec l’objectif de défendre sa place et d’y rester compétitif sportivement.




