Corentin Moutet a critiqué la façon dont il est présenté par les médias français après ses défaites. Sur le podcast de Caroline Garcia, le joueur a aussi expliqué pourquoi il juge « étrange » de sourire quand on perd. Le gaucher de 27 ans a rappelé un épisode marquant à Queen’s, où il avait été sanctionné après une victoire très agitée.
« Les gars étranges », ceux qui sourient après la défaite
Invité sur le podcast de Caroline Garcia, Corentin Moutet a livré une lecture personnelle de la réaction post-match. Pour lui, la frustration après un revers n’a rien d’anormal. Il a opposé cette émotion à l’attitude de certains joueurs qui, selon lui, arborent un sourire au moment de quitter le court.
Il a notamment déclaré :
La comparaison dit beaucoup de sa ligne : il revendiquait la colère comme un réflexe logique, plutôt qu’un problème à gérer publiquement.« Je n’ai jamais compris pourquoi on devient le mauvais gars si on est en colère quand on perd. Pour moi, les gars étranges sont ceux qui sourient après avoir perdu. »
Sur le plan des matchs récents, Moutet a perdu contre Giron (6-4 4-6 5-7 4-6), puis contre Shelbayh (5-7 4-6). Il s’est aussi incliné contre Davidovich Fokina (4-6 3-6), avant de battre Mpetshi Perricard (6-7(5) 6-4 7-6(5)).
La critique des médias français, « les plus malades »
Le joueur a ensuite élargi sa frustration. Il a estimé qu’il existait une forme d’hypocrisie médiatique, particulièrement en France. Son propos a pris une tournure plus directe : il a décrit les médias comme « les plus malades du monde », avec une bascule brutale entre l’admiration et la condamnation.
Dans son explication, Moutet a relié la perception publique à la pression. Il a raconté qu’après une défaite, il avait été très remonté, et que la journée suivante, l’attention s’était déplacée sur son comportement plutôt que sur le match. Il a aussi suggéré que cette mécanique pouvait contribuer à amplifier la tension autour de lui.
Cette séquence s’inscrivait dans une réalité sportive : juste après son succès contre Mpetshi Perricard, il a perdu contre Kyrgios (3-6 4-6).
Queen’s : l’épisode qui a coûté cher
Moutet a aussi été associé à un fait marquant à Queen’s. Après une victoire au premier tour contre Giovanni Mpetshi Perricard, il avait multiplié les jurons lors de son interview sur le court. L’image a ensuite dépassé le simple cadre du match.
La sanction est tombée après coup : Moutet a été amendé de 40 000 dollars pour ses propos et son attitude. À partir de là, sa lecture médiatique a pris encore plus de place : il a expliqué qu’il ne comprenait pas pourquoi un joueur en colère était immédiatement rangé dans une catégorie.
Tactiquement, ce type de bascule se retrouve souvent dans la façon dont un match se construit : quand l’émotion prend le dessus, le schéma de jeu peut perdre en stabilité, et la séquence suivante devient plus compliquée à tenir. Ce n’est pas un jugement sur le talent, mais un rappel de la manière dont l’intensité influence la constance.
La suite : quel prochain match pour Moutet ?
Pour la suite, Corentin Moutet devra surtout se concentrer sur son prochain adversaire et le prochain rendez-vous du calendrier, afin de défendre ce qu’il a à protéger dans la saison. Les prochains points à aller chercher passeront par un retour à un contrôle plus constant de ses temps forts, dans des matchs où l’écart se joue sur des détails.




