Carlos Alcaraz a annoncé se retirer de Wimbledon, le Grand Chelem sur gazon, en raison de problèmes persistants au poignet. Cette décision prolonge aussi son absence, avec un forfait sur la tournée sur herbe, et l’Espagnol a dit vouloir se donner le temps nécessaire avant de rejouer.
Le message est tombé avec une trajectoire claire : pas de précipitation. Carlos Alcaraz a expliqué que sa récupération avançait, mais qu’il n’était pas prêt physiquement à reprendre la compétition dans les semaines à venir.
Un forfait qui coupe la tournée sur gazon
À Wimbledon, à Londres, le gazon a été le décor… et le piège. Alcaraz a choisi de ne pas “chasser” un troisième titre à Wimbledon cet été, en se retirant du tournoi pour cause de douleurs au poignet. Le calendrier a donc été interrompu à l’endroit même où il avait construit une partie de sa légende récente.
Sa blessure au poignet droit était apparue pendant le tournoi de Barcelone, lors d’un match du premier tour en avril. Il s’était alors retiré avant le deuxième tour, puis avait décidé de faire l’impasse sur d’autres rendez-vous, dont Madrid et Rome, avant de renoncer aussi à Roland-Garros.
Sur ses cinq derniers matchs connus, le bilan a été le suivant : il a perdu contre Machac W/O, puis bat Virtanen 6-4 6-2, avant de perdu contre Sinner 6-7(5) 3-6. Il a ensuite bat Vacherot 6-4 6-4 et bat Bublik 6-3 6-0. Un échantillon qui ne raconte pas une tendance, mais qui rappelle surtout qu’il avait encore les moyens de jouer à un niveau élevé.
Le choix de la récupération plutôt que l’enchaînement
Ce qui frappe, c’est la logique de gestion. Alcaraz a dit que son retour devait attendre : il a indiqué ne pas être prêt à être compétitif dans “trois ou quatre semaines”. Dans le vestiaire, ce genre de phrase veut dire une chose : le staff a estimé que l’objectif n’était pas de revenir vite, mais de revenir sans s’exposer à une rechute.
Le timing a aussi un coût. Il reste à Alcaraz des points à défendre sur la fin de saison, notamment à Cincinnati et à l’US Open. Il a d’ailleurs évoqué avoir déjà perdu une quantité importante de points entre avril et juillet : l’absence a donc pesé sur la ligne de classement, même avant Wimbledon.
On lit entre les lignes : la programmation sur gazon a été sacrifiée pour préserver la suite. Et sur le circuit, ce n’est pas un caprice. Quand le corps ne suit pas, on ne “gagne” pas du temps en forçant. On ne fait que payer plus tard.
Pourquoi Wimbledon fait mal, même quand il faut s’arrêter
Alcaraz a reconnu que rater Wimbledon était particulièrement douloureux, car le tournoi avait une place à part dans son histoire. Il a aussi rappelé que cette décision signifiait une absence sur deux rendez-vous majeurs de la tournée sur herbe, au moment où il aurait voulu être au rendez-vous.
« Ma récupération se passe bien et je me sens beaucoup mieux, mais je ne suis malheureusement pas encore prêt à jouer. Je dois donc me retirer de la tournée sur gazon à Queen’s et Wimbledon. »
Le reste du message a gardé le même ton : Wimbledon sera manqué, mais le travail continue. C’est là que ça se joue : le mental ne se mesure pas aux mots, mais au choix. Et le choix a été net — ne pas prendre de risques sur une surface où le moindre accroc se paie cash.
La suite probable : Cincinnati, puis l’US Open
La trajectoire à venir se résume à une cible : être en état de jouer les tournois sur surface dure en Amérique du Nord, avec Cincinnati puis l’US Open comme prochaines échéances. Pour Alcaraz, l’enjeu immédiat n’a pas été de “tenir” Wimbledon : il a été de sécuriser la récupération, puis de revenir avec assez de marge pour retrouver du rythme sans fragiliser le poignet.
La question qui compte désormais, c’est la suivante : à quel moment le poignet droit acceptera l’effort de compétition. À partir de là seulement, le tableau principal de la suite redeviendra un objectif concret.




