Interview

Carlos Alcaraz remercie Sinner : il l’a rendu meilleur

Après sa récompense aux Laureus à Madrid, Carlos Alcaraz a parlé de sa rivalité avec Jannik Sinner. Il a expliqué que la présence de l’Italien l’avait poussé à progresser chaque jour.

Camille Lefèvre
21 avril 2026
4 min
Carlos Alcaraz remercie Sinner : il l’a rendu meilleur

Carlos Alcaraz a été distingué aux Laureus World Sports Awards à Madrid, puis il a évoqué sa rivalité avec Jannik Sinner. L’Espagnol a expliqué que la présence de l’Italien l’avait poussé à progresser, notamment en travaillant « les petits détails » de son jeu.

La cérémonie s’est tenue au Palacio de Cibeles, avec Carlos Alcaraz et Aryna Sabalenka récompensés respectivement sportsman et sportswoman de l’année. Dans la foulée, l’Espagnol s’est exprimé auprès de La Gazzetta dello Sport, abordant la place de Sinner dans sa trajectoire. Dans le même temps, il a aussi refusé de se projeter trop loin quand on lui a demandé jusqu’où il pourrait aller, en précisant vouloir suivre « le chemin » qu’il a déjà tracé.

La rivalité comme moteur de travail

Alcaraz et Sinner entretiennent une rivalité qui dure depuis longtemps, et le joueur espagnol a choisi de la regarder par le prisme du progrès. Interrogé sur l’idée qu’il ne serait pas le même sans Sinner, il a répondu en mettant en avant le rôle de l’Italien dans ses séances d’entraînement. Sa logique était claire : avoir un adversaire-cible, revenir sur ce qu’il doit améliorer, répéter les ajustements nécessaires.

Il a ainsi expliqué que Sinner lui avait permis de devenir « un joueur beaucoup meilleur ». Cette rivalité n’a pas été présentée comme une source de tension permanente, mais comme un cadre qui l’oblige à donner davantage chaque jour. Dans ses derniers matchs, Alcaraz a notamment alterné entre des victoires et une défaite face à Jannik Sinner, avec un score de 7-6(5) 6-3 pour l’Italien lors de leur rencontre.

Un discours sans limites chiffrées

À propos de la place des records dans son histoire, Alcaraz a rappelé qu’il ne voulait pas se fixer des plafonds. Il a évoqué l’idée d’un horizon encore lointain et a insisté sur la durée qu’il espérait pour sa carrière, sans transformer la question en prédiction chiffrée. Il a notamment dit qu’il ne savait pas où il s’arrêterait, refusant de poser des bornes comme 10, 15 ou davantage.

Cette retenue s’est aussi exprimée dans sa manière de parler de son parcours : il a affirmé vouloir suivre une trajectoire déjà engagée, jugée « très bonne », et voir jusqu’où elle peut le mener. Le contexte des Laureus a renforcé ce ton : après une récompense majeure, Alcaraz a choisi de recentrer l’attention sur le travail quotidien plutôt que sur les promesses de résultats futurs. Son dernier bilan de matchs inclut, entre autres, une victoire contre Virtanen (6-4 6-2) et une victoire contre Vacherot (6-4 6-4).

Quand les matches croisent les rencontres

La cérémonie a aussi été décrite comme un moment personnel pour Alcaraz. Il a raconté qu’il avait grandi avec des rêves de rencontrer des légendes du sport, et qu’il avait désormais la possibilité de vivre ces instants. Il a dit qu’il lui arrivait de se sentir « comme un enfant » lorsqu’il dîne ou discute avec de grandes figures, au point d’en éprouver un sentiment d’irréel.

Dans son récit, l’importance du cadre compte autant que la performance. Il a indiqué aimer être chez lui, avec ses proches, tout en appréciant ces événements où l’on se retrouve « entouré de légendes ». Cette dimension humaine a donné une autre couleur à sa soirée madrilène, en rappelant que le tennis n’est pas seulement une suite de résultats. Lors de ses cinq derniers matchs, l’Espagnol a aussi enregistré une victoire contre Bublik (6-3 6-0), ce qui a confirmé sa capacité à finir certains matchs avec netteté.

« Sinner a fait de moi un joueur beaucoup meilleur. Avoir Sinner comme cible à chaque entraînement, chercher à améliorer ces petits détails… c’est ce qui me fait le plus progresser. »

Un public qui dépasse la rivalité

Alcaraz a aussi abordé la place du tennis en Italie et la manière dont il y est suivi. Il a expliqué qu’il y avait, selon lui, une base de fans significative dans le pays, même là où son rival est le plus attendu. Son explication a mis en avant le respect qu’il dit porter à Sinner, mais aussi sa propre image : charisme, ouverture et gentillesse.

Dans le même entretien, il a indiqué avoir fixé plusieurs objectifs pour la saison, sans vouloir les détailler publiquement. Cette façon de garder certains sujets à l’abri du discours médiatique rejoint son refus de fixer des limites à sa carrière : il préfère avancer avec méthode plutôt qu’avec des annonces. Sur le plan des faits récents, Alcaraz a aussi perdu contre Sinner sur un score de 7-6(5) 6-3, avant de rebondir avec une victoire contre Vacherot (6-4 6-4) et une victoire contre Bublik (6-3 6-0).

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