À Wimbledon, Alex de Minaur a quitté le tournoi en huitièmes de finale après sa défaite face à Flavio Cobolli. Vainqueur en trois manches serrées (7-5, 7-6(4), 6-3), l’Italien a surtout profité des moments clés où l’Australien a laissé filer de gros temps forts.
Dans une conférence de presse marquée par l’émotion, de Minaur a reconnu que l’issue lui avait fait très mal. Andy Roddick, lui, a disséqué le match à sa manière, en pointant un schéma qui s’est répété, notamment au service.
Une fin de match qui a basculé sur les détails
Le scénario a été cruel sur plusieurs séquences. Dans le deuxième set, de Minaur a mené 5-2 avant de voir Cobolli revenir jusqu’au tie-break, remporté 7-6(4). Dans la troisième manche, l’Australien a eu des opportunités au moment d’appuyer, avec deux balles de break, mais il n’a pas su les transformer.
Ce type de bascule se joue souvent sur la qualité des choix au moment où l’adversaire est le plus exposé. Ici, l’écart s’est fait sur des instants précis, quand Cobolli a trouvé la bonne réponse et que de Minaur a perdu de la marge.
Roddick a rappelé que Cobolli avait pris l’information, puis l’avait transformée en plan de jeu. Il a aussi mis en avant des difficultés côté service au moment où il fallait être le plus solide.
Le diagnostic de Roddick : un service trop lisible
Andy Roddick a insisté sur le fait que Cobolli avait trouvé une solution, en particulier contre le deuxième service de de Minaur. D’après lui, l’Italien a profité du même problème à plusieurs reprises, ce qui a fini par créer un rapport de force durable dans les échanges importants.
Le consultant a résumé l’idée de façon directe :
« Il a manqué quelques retours de deuxième service quand il était mené au score. Il a commis les mêmes erreurs encore et encore sur son deuxième service. »
Roddick a ajouté que la répétition du même schéma a rendu le deuxième service plus facile à lire, jusqu’au moment où Cobolli a pu s’en affranchir en ajustant sa position. À ce niveau, la marge est infime : si l’adversaire identifie le même repère, il peut multiplier les occasions aux instants où le match se décide.
De Minaur face à l’objectif manqué
Après l’élimination, de Minaur a qualifié l’événement de « opportunité manquée ». Roddick a repris ce point : l’Australien avait le statut de cinquième tête de série et avait la possibilité de se rapprocher d’une première demi-finale en Grand Chelem.
Roddick a aussi souligné l’absence, dans la partie de tableau concernée, de Carlos Alcaraz, Jannik Sinner et Novak Djokovic. Pour lui, cela renforçait encore l’idée qu’il y avait une fenêtre. Mais il a insisté sur un autre aspect : reconnaître ses erreurs ne suffit pas si, au moment des balles de break et des retours sous pression, le plan n’est pas assez verrouillé.
Le joueur a quitté Wimbledon après un match en trois sets dans le tableau final, à Londres, au Royaume-Uni. L’enjeu suivant se jouait donc autant sur la correction technique que sur la capacité à maintenir le niveau quand le score se resserre.
La suite : préparer le prochain match avec un ajustement clair
Pour la suite, de Minaur devra surtout travailler le deuxième service et la manière de mieux en protéger la valeur au retour, puisque c’est là que Cobolli a trouvé des réponses. Son prochain adversaire dépendra du tableau et du calendrier, mais l’axe est déjà lisible : réduire la répétition qui a offert des opportunités dans les moments charnières.
Si l’Australien veut retrouver la zone de confort dans les fins de set, il devra retrouver de la constance sur ses séquences sous pression, au service comme au retour. C’est sur ces détails que Wimbledon a tranché.




