Arrivé à Miami, Carlos Alcaraz arbore un nouveau tatouage : un kangourou tenant le trophée de l'Open d'Australie, entouré du contour du continent. Une tradition désormais bien établie pour le numéro un mondial, qui grave chaque titre du Grand Chelem sur sa peau.
Une collection qui grandit victoire après victoire
Carlos Alcaraz n'a pas attendu longtemps avant de passer chez le tatoueur. Dès les jours suivant son sacre à Melbourne le 1er février, il avait évoqué l'idée. Le résultat est désormais visible sur sa jambe gauche : un kangourou brandissant le trophée, avec l'Australie en arrière-plan.
Ce n'est pas le premier tatouage de ce type. Wimbledon est représenté par une fraise, symbole traditionnel du tournoi londonien. Roland Garros, remporté à deux reprises, se traduit par la Tour Eiffel. L'US Open est honoré par la combinaison du Brooklyn Bridge et de la Statue de Liberté. Chaque Grand Chelem a son image, chaque image a son histoire.
Un titre arraché au bout du suspense
Le titre australien 2026 ne fut pas de tout repos. Alcaraz avait écarté Tommy Paul puis Alex de Minaur avant d'affronter Alexander Zverev en demi-finale. Après avoir remporté les deux premiers sets, il connut des problèmes physiques et concéda les deux suivants aux tie-breaks.
La décision se joua dans un cinquième set tendu. Zverev servit pour le match à 5-4, mais l'Espagnol revint, prit le break à 6-5 et se qualifia pour la finale. Là, face à Novak Djokovic, il s'imposa 2-6, 6-2, 6-3, 7-5 pour décrocher son septième titre du Grand Chelem et réaliser le Career Grand Slam à 22 ans, sans Juan Carlos Ferrero à ses côtés — l'Espagnol avait préparé ce tournoi avec Samuel Lopez.
Indian Wells : une demi-finale qui laisse des traces
Le contexte à Indian Wells est différent. Le 14 mars, en demi-finale sur dur, Alcaraz s'est incliné 6-3, 7-6(7), voir le détail du match. Les statistiques du match montrent que l'Espagnol a rentré 63 % de premières balles — légèrement mieux que son adversaire (59 %) — mais n'a converti qu'1 % de ses balles de break, contre 2 % pour son vis-à-vis. Un écart minime sur le papier, décisif dans les faits.
Ce que le score ne dit pas entièrement : deux doubles fautes concédées, deux aces seulement, et un tie-break au deuxième set perdu à 7 points à 9. L'efficacité sur les moments-clés a fait la différence.
La suite du programme en perspective
À Indian Wells, Alcaraz avait donc atteint le dernier carré avant d'être éliminé. Il dispute désormais le tournoi de Miami, prochain Masters 1000 de la saison nord-américaine sur dur. Le tournoi débute fin mars et représente une nouvelle occasion de confirmer sa place de numéro un mondial. Les points récoltés lors des prochaines semaines seront déterminants dans la course au classement, à l'approche de la saison sur terre battue qui inclut Roland Garros — un tournoi où il aura un titre à défendre.




