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Alcaraz: Rusedski pointe le calendrier comme souci physique

Carlos Alcaraz a été de nouveau freiné par un souci au poignet droit, et Greg Rusedski a pointé un calendrier trop dense avant Rome et Roland-Garros.

Adam Hartley
24 avril 2026
4 min
Alcaraz: Rusedski pointe le calendrier comme souci physique

Carlos Alcaraz a de nouveau été au centre des interrogations sur son état physique, à l’approche de Rome et de Roland-Garros. Greg Rusedski a mis en cause la programmation, estimant que l’équilibre entre compétition et récupération pouvait peser sur un corps très sollicité.

Le contexte a déjà commencé à se dessiner avec un problème au poignet droit qui a conduit l’Espagnol à abandonner à Barcelone après le premier tour, puis à manquer Madrid. Dans les vestiaires, ce type de séquence déclenche toujours la même lecture: quand la douleur arrive, c’est rarement un accident isolé, c’est souvent une gestion qui a été trop courte.

Pourquoi le calendrier a été le point de départ

Rusedski a replacé le débat là où il se joue, c’est-à-dire dans la mécanique du calendrier. Le printemps sur terre européenne a enchaîné Monte-Carlo, Barcelone, Madrid et Rome avec des fenêtres de récupération réduites entre les événements. Pour un joueur au style intense et physiquement exigeant, cette succession laisse moins de marge pour absorber les charges, surtout quand un souci apparaît.

Cette logique a aussi une conséquence directe sur les choix de programmation. En clair, il ne s’agit pas seulement de décider de jouer ou non: il faut décider quel tournoi “paye” la facture de récupération. Rusedski a évoqué l’idée qu’un ajustement pourrait devenir nécessaire, quitte à sacrifier une étape pour préserver l’objectif suivant.

Le point est délicat, car en tant qu’Espagnol, Carlos Alcaraz est attendu sur Barcelone et Madrid. Mais pour que ces participations restent compatibles avec sa préparation, cela exigerait de créer de l’espace, notamment en envisageant une absence à Monte-Carlo. Le diagnostic est simple: “il est difficile de jouer” toute la séquence et d’arriver à Roland-Garros avec une préparation intacte.

Le poignet a imposé une règle: ne pas précipiter

La question physique a pris le dessus avec l’épisode de Barcelone, où le poignet droit a imposé un retrait après le premier tour. L’abandon n’a pas été suivi par une reprise immédiate à Madrid, puisqu’il a aussi manqué le Masters. Dans un tel scénario, la priorité n’a pas été la performance, mais la capacité à tenir la suite du calendrier sans aggraver la zone.

Rusedski a insisté sur la gestion: ne pas “rush” une participation à un Grand Chelem sans être à 100 % physiquement. Ce choix peut coûter en sensations, car moins de matchs peut affecter le rythme. Mais l’option inverse—forcer avant d’être prêt—augmente le risque d’un problème qui s’étire et devient plus difficile à contrôler.

Ce dilemme a une dimension mentale en plus. Quand un joueur s’inscrit à un tournoi, il s’y engage pleinement. Or cette intensité, en période de fragilité, complique la tâche de l’équipe médicale et du staff, car chaque match “consomme” quelque chose, même quand il se déroule bien.

Le coaching et la transition après Ferrero

Le débat ne s’est pas arrêté au calendrier. Rusedski a aussi rappelé le rôle du staff dans la recherche d’un équilibre entre ambition et durabilité. Il a évoqué le départ de Juan Carlos Ferrero après sept ans de collaboration couronnée par des résultats majeurs. Ce changement de dynamique a ensuite ouvert un nouveau chapitre.

Depuis, Samuel Lopez a pris le relais pour guider l’Espagnol. Rusedski a mentionné le travail réalisé à l’Open d’Australie, en soulignant que l’objectif restait le même: trouver la bonne distance entre “vouloir jouer” et “pouvoir récupérer”. Le vestiaire se lit aussi comme une planification: quand les semaines se compressent, le coaching doit arbitrer plus vite.

Dans cette logique, l’éventualité d’un retrait à Rome prend une dimension stratégique. S’il devait manquer ce rendez-vous, la préparation à Roland-Garros serait mécaniquement impactée. Mais Rusedski a mis l’accent sur l’idée que l’équipe cherchait à résoudre le problème au poignet avant de donner le feu vert à une compétition majeure.

Ce que Rusedski a dit et ce que cela implique pour la suite

Dans ses propos, Rusedski a relié l’enjeu à la programmation et à la réduction des engagements non essentiels. Il a notamment évoqué les “exhibitions” comme partie du problème, en rappelant que l’argent n’était pas la contrainte. Sa phrase la plus tranchante a été la suivante:

« Carlos gets a lot of appearance money, and I think it’s about scheduling and getting rid of the exhibitions, because he has enough money. »

La traduction éditoriale est claire: si le calendrier devient une source de fatigue cumulée, il faut enlever ce qui n’est pas indispensable. Et pour Alcaraz, cela revient à “choisir le moment” où il frappe fort, plutôt qu’à empiler des semaines de compétition.

Le prochain cap s’est donc joué autour de Rome, avant Roland-Garros. La question qui se pose maintenant est simple: le poignet droit a-t-il retrouvé une marge suffisante pour justifier un retour sur terre à Rome, ou faut-il prioriser la récupération pour sécuriser la préparation du Grand Chelem? Dans tous les cas, l’objectif de classement restera suspendu à cette décision, car la sélection des tournois conditionne la capacité à défendre les points au bon moment. Et, sur ce sprint de printemps 2026, la marge de manœuvre a été le vrai sujet.

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