Carlos Alcaraz a une nouvelle fois été gêné physiquement pendant sa campagne au Barcelona Open Banc Sabadell et a dû s’adapter après une blessure au poignet droit. L’ancien numéro 1 Boris Becker a mis en avant un facteur récurrent : la longueur des rencontres et la structure des matches.
Pour la deuxième année de suite, l’Espagnol a manqué le Madrid Masters après avoir été stoppé dans son élan. À Barcelone, il a d’abord dû ajuster son calendrier après une blessure au poignet droit survenue pendant sa campagne, avant de voir son programme se compliquer.
En 2026, Carlos Alcaraz a aussi été confronté à un enchaînement exigeant : il a disputé six tournois sur les quatre premiers mois et a atteint trois finales, avec deux sorties précoces dont une liée à une blessure. Son statut au classement reste celui d’un candidat majeur, puisqu’il occupe la 2e place.
Une blessure au poignet droit qui a changé la programmation
Le déclencheur a été clair : une blessure au poignet droit a obligé Carlos Alcaraz à revoir ses priorités dès ses premiers matchs à Barcelone. Il a d’abord ajusté son organisation après sa victoire au premier tour contre Otto Virtanen, puis la suite de la campagne a exigé des décisions immédiates.
Dans ce type de situation, la question n’est pas seulement médicale. Elle est aussi de calendrier et de gestion. Le fait de manquer Madrid a réduit une opportunité d’objectifs à court terme, au moment où l’Espagnol devait maintenir une marge de manœuvre sur la partie la plus dense de la saison.
Becker a d’ailleurs rappelé un point qui pèse dans la balance : la répétition de ces contraintes physiques. Il a souligné que les matches longs et les séquences où un joueur perd un set peuvent avoir un coût direct sur le corps.
Becker : la durée et la structure des matches pèsent sur le corps
Pour Boris Becker, l’explication la plus logique passe par la mécanique des rencontres. Il a estimé que Carlos Alcaraz a souvent tendance à jouer des matches très longs et à perdre des sets, ce qui finit par se répercuter sur son organisme.
« Carlos a tendance à jouer de très longs matchs, à perdre des sets, et ça finit par peser sur son corps. »
Dans les faits rapportés, l’Espagnol a livré des rencontres qui ont étiré le temps de jeu. À titre d’exemple, sa demi-finale à l’Australian Open a duré cinq heures et demie face à Alexander Zverev. C’est précisément ce genre de durée que Becker met en cause.
La comparaison apportée par l’Allemand a aussi un sens : sur 25 matches joués en 2026, 12 ont été bouclés en moins de deux heures. Ce contraste a servi de base à son argument sur l’impact potentiel des heures passées sur le court.
Quand les duels s’allongent, la récupération devient un enjeu
Becker a relié cette question de durée à un risque en cascade : la récupération, la charge physique et la probabilité de voir de petites gênes grossir. Son idée est simple : plus un match prend de temps, plus le corps accumule des sollicitations, surtout quand la structure du score implique de repartir dans un duel prolongé.
Dans la saison 2026 telle qu’elle est décrite, les matches qui s’étirent ne sont pas un détail. L’article mentionne aussi que l’Espagnol a perdu six sets dans ses 22 victoires. Becker a présenté cet élément comme un marqueur de ces duels plus longs, donc plus coûteux.
Ce n’était pas un cas isolé pour le mois d’avril : Alcaraz a été confronté à des problèmes physiques en avril pour la deuxième année de suite. Et, après des contrôles à Barcelone, il a dû s’arrêter avant Madrid, faute de pouvoir tenir le rythme.
Le choix stratégique : préserver la condition, sans perdre l’intensité
La sortie de route à Barcelone a donc obligé Carlos Alcaraz à arbitrer. Le scénario que Becker appelle de ses vœux consiste à équilibrer l’intensité naturelle avec une meilleure gestion du match : raccourcir les échanges, mieux gérer les premiers temps de rencontre et optimiser le calendrier pour préserver la condition sur la durée.
Ce point est central pour comprendre pourquoi le Barcelona Open Banc Sabadell a compté à ce moment précis. Dans un calendrier où les tournois s’enchaînent, la moindre alerte physique devient une décision de programmation. Le fait d’avoir dû sauter Madrid a montré que la marge de manœuvre n’était pas infinie.
Pour la suite, l’objectif reste de défendre des titres à venir : l’article évoque Rome et Paris. La question qui se pose maintenant est donc celle du prochain enchaînement, avec la nécessité de sécuriser la récupération et de tenir l’intensité sans provoquer de nouveaux contretemps.
Le prochain rendez-vous immédiat pour Carlos Alcaraz se situe après Barcelone, avant d’aborder les tournois de la fin de saison sur terre battue, avec Rome comme première étape clé. À ce stade, l’enjeu est double : préserver le poignet droit et rester aligné avec l’objectif de classement que lui impose sa position actuelle de 2e, tout en préparant la défense de ses titres annoncés à Rome et Paris.




