Le numéro 1 mondial Carlos Alcaraz s'est qualifié pour les quarts de finale du Monte-Carlo Masters en disposant de Tomas Martin Etcheverry sur le score de 6-1, 4-6, 6-3, jeudi 9 avril. Un match en deux heures et vingt-trois minutes, largement dominé dans le premier set avant de basculer dans une vraie bataille.
Un premier set expédié, un deuxième set perdu
Alcaraz ne laissa aucune chance à son adversaire dans l'entame. Le premier set fut plié en vingt-six minutes sur le score de 6-1, avec trois breaks dont deux à zéro. L'Argentin ne put rien faire face à la vitesse d'exécution du numéro mondial.
Le deuxième set fut d'une autre nature. Etcheverry haussa sensiblement son niveau et prit le break dès le troisième jeu, profitant d'une erreur de revers de son adversaire. L'Argentin enchaîna en s'offrant encore quatre balles de break dans le cinquième jeu, dont il convertit la dernière avec un retour gagnant.
Alcaraz reprit un break mais manqua l'occasion d'égaliser à 4-4. Etcheverry tint à 5-4 pour remporter la manche et forcer la décision dans un troisième set. Après une heure vingt-quatre minutes de jeu, le rapport de force s'était rééquilibré.
Le schéma tactique du troisième set : les échanges courts comme point d'appui
L'article source le précise clairement : Alcaraz a dominé son adversaire dans les échanges courts et dans les phases les plus avancées du court. Ce fut le fil directeur du set décisif. Le numéro 1 mondial reprit le break dès le deuxième jeu, à la suite d'un retour bien placé et d'un coup droit long de ligne gagnant, avant de conclure le troisième jeu sur un service gagnant pour mener 3-0.
C'est un aspect souvent sous-estimé sur terre battue : la capacité à raccourcir les échanges et à accélérer avant que l'adversaire ne s'installe. Etcheverry, joueur de fond de court, a besoin de rallyes longs pour exprimer son jeu. En réduisant la durée des points, Alcaraz limita les opportunités de l'Argentin de construire sa propre menace.
Etcheverry résista pourtant, réduisant l'écart et se procurant une balle de break à 2-4. Alcaraz la sauva sur un service gagnant en deuxième balle, puis tint son jeu en poussant son adversaire à la faute avec un coup droit puissant. Ce double geste — service efficace puis construction rapide du point — illustre bien le choix tactique adopté dans ce set.
Des stats qui reflètent la tension du match
Les chiffres confirment la résistance d'Etcheverry. Alcaraz convertit cinq des occasions de break dont il disposait, mais se fit également breaker à deux reprises. Son premier service entra à 67 % des échanges, contre 62 % pour l'Argentin. Cinq aces côté espagnol, un seul côté argentin.
Alcaraz servit pour le match à 5-3, gâcha deux balles de match, puis conclut sur la troisième avec un service gagnant. À ce niveau, la marge est infime — et les deux occasions manquées rappellent que rien n'est jamais acquis face à un joueur classé 30e mondial.
Au filet, après le match, Alcaraz eut des mots élogieux pour son adversaire. « Quel champion tu es ! », lança l'Espagnol, un compliment qui en dit long sur la qualité de la prestation d'Etcheverry.
Les quarts contre Bublik en ligne de mire
Alcaraz retrouvera Alexander Bublik en quarts de finale. Le Kazakhstanais, connu pour son jeu imprévisible et sa capacité à désorganiser les échanges, représente un profil très différent d'Etcheverry. Sur terre battue à Monte-Carlo, où il défend son titre, l'Espagnol devra adapter son schéma de jeu face à un adversaire dont le tennis atypique — services cuillère, amortis, frappes à plat — perturbe souvent les meilleures défenses. La rencontre aura lieu vendredi 10 avril.




