Carlos Alcaraz a débuté sa saison sur terre battue par une victoire convaincante face à Sebastian Baez, 6-1, 6-3, au premier tour du Monte-Carlo Masters. Le numéro 1 mondial n'a laissé aucune marge à l'Argentin. En marge du match, l'Espagnol a également pris position sur un sujet qui agite le vestiaire depuis plusieurs semaines : la protection de la vie privée des joueurs dans les tournois.
Un retour sur terre sans transition
Carlos Alcaraz avait quitté Miami plus tôt que prévu, éliminé avant les stades avancés. Dans ce contexte, le choix de débuter à Monte-Carlo — là où il est tenant du titre — prenait un relief particulier. Pas question d'arriver en rodage : avec autant de points à défendre sur cette séquence de printemps, chaque match compte dès le premier tour.
Face à Baez, le résultat fut sans appel. Six aces, seulement trois doubles fautes, 67 % de premières balles réussies — le détail du match illustre une entrée en matière maîtrisée. En face, l'Argentin ne convertit qu'une seule balle de break, sans jamais trouver la faille.
Une pression calendaire que Sinner n'a pas
C'est là que ça se joue vraiment pour Alcaraz en ce printemps 2026. L'an dernier, il avait remporté les titres à Monte-Carlo, Rome, puis Roland-Garros. Des points massifs à défendre sur une fenêtre de six semaines. Jannik Sinner, lui, n'avait pas disputé cette partie de la saison en 2025 pour des raisons disciplinaires — il doit se justifier en cumulant des points, tandis qu'Alcaraz défend ses titres de prestige.
Ce déséquilibre dans les points à défendre est l'enjeu stratégique majeur de la saison d'Alcaraz sur ocre. Chaque défaite prématurée dans cette séquence pèse doublement : sur le classement, et sur l'écart avec son principal rival.
La vie privée des joueurs : Alcaraz monte au créneau
Lors de sa conférence de presse d'après-match, Alcaraz ne s'est pas contenté de commenter son entrée en lice. Il a abordé un débat qui court dans les couloirs du circuit depuis le début de l'année : la présence de caméras jugée trop intrusive par plusieurs joueurs.
« Avoir des caméras très proches, qui peuvent voir ce qu'on regarde sur notre téléphone, je pense que c'est trop. On n'a déjà pas beaucoup de vie privée dans les tournois, et ça, c'est vraiment trop. On devrait avoir des espaces où on peut être tranquilles sans être filmés. »
La prise de parole d'Alcaraz sur ce sujet n'est pas anodine. À 22 ans, il est l'un des joueurs les plus exposés médiatiquement du circuit. Quand il parle, le vestiaire écoute — et les instances du tennis aussi.
La suite : défendre, encore défendre
Alcaraz poursuivra sa campagne monégasque dans les prochains jours. La route vers une éventuelle finale passe obligatoirement par des joueurs capables de hausser leur niveau sur ocre, et le calendrier ne pardonne pas les prestations en demi-teinte. Le titre de l'an dernier fixe le niveau d'attente. Le moindre faux pas se paiera cash dans la race au numéro 1.




