Carlos Alcaraz s'est qualifié pour la finale du Monte-Carlo Masters en dominant son adversaire de demi-finale 6-4, 6-4 ce samedi 11 avril. Dans la foulée, son ancien entraîneur Juan Carlos Ferrero s'est exprimé sur le potentiel du numéro un mondial et sur ce qui pourrait, selon lui, seul freiner sa trajectoire.
Une demi-finale maîtrisée sur la terre battue monégasque
Le match ne laissa guère de place au doute. Deux sets identiques, un score sans appel : Carlos Alcaraz a géré sa demi-finale avec autorité. Sur sa première balle, il s'avéra moins précis que son adversaire — 61 % contre 68 % — mais il fut bien plus tranchant sur les moments décisifs, convertissant davantage de balles de break.
Son adversaire du jour avait pourtant commis peu de fautes directes, avec une seule double faute au compteur. Cela ne suffit pas à perturber l'Espagnol, qui termine la journée avec trois aces et une ligne de score qui raconte l'essentiel : il sera en finale.
Ferrero : « La seule chose qui pourrait l'arrêter »
C'est dans ce contexte que les mots de Juan Carlos Ferrero résonnent avec un relief particulier. L'ancien numéro un mondial espagnol, qui a accompagné Alcaraz pendant plusieurs années avant que leur collaboration ne prenne fin, s'est montré limpide sur le potentiel de son ancien poulain.
« Alcaraz peut être l'un des meilleurs de l'histoire. [...] Il a le tennis, le physique et la force mentale. La seule chose qui pourrait l'arrêter serait de perdre la motivation, ce qui peut arriver quand on commence si jeune. »
Ces mots, prononcés par celui qui connaît mieux que quiconque les ressorts intérieurs du joueur, ont alimenté le débat. Certains y ont lu une mise en garde implicite. Ferrero a tenu à compléter sa pensée en insistant sur la discipline comme relais naturel de la motivation :
« Je lui ai toujours dit que quand la motivation s'épuise, la discipline doit prendre le relais. Tant qu'il continuera à prendre du plaisir et à jouer comme maintenant, il aura une très longue carrière. »
Une séparation sans fracas, une transition en cours
Ce qui frappe, c'est la sérénité avec laquelle Ferrero évoque une rupture professionnelle qui aurait pu tourner à l'amertume. Les deux hommes se sont séparés à la fin de l'année dernière, sur fond de désaccord contractuel, sans que les agents d'Alcaraz ne laissent beaucoup de place à la discussion directe.
Ferrero l'a admis sans détour : « Il semblait que tout allait bien, mais il y avait des aspects du nouveau contrat sur lesquels nous n'étions pas d'accord. [...] En nous asseyant pour parler, nous aurions pu tout arranger, mais nous ne l'avons pas fait. Je n'ai pas parlé à Alcaraz ; ses agents l'avaient déjà mis au courant de tout. »
Malgré cela, l'ancien entraîneur dit continuer à suivre attentivement les performances de l'Espagnol. Il a exprimé le souhait qu'Alcaraz continue à accumuler les succès sous la houlette de son nouveau coach, Samuel Lopez.
En finale contre Sinner
À 22 ans et numéro un mondial, Alcaraz se retrouve désormais face à Jannik Sinner en finale du Monte-Carlo Masters. L'enjeu dépasse le simple trophée : c'est une nouvelle confrontation entre les deux joueurs qui structurent le circuit masculin depuis deux saisons. Le résultat de dimanche aura son mot à dire dans la hiérarchie de la saison sur terre battue, à quelques semaines de Roland-Garros.




