Carlos Alcaraz traverse une incertitude liée à une blessure au poignet droit, apparue lors du tournoi de Barcelone en 2026. Un chirurgien orthopédiste, Martinez Romero, a détaillé des hypothèses de récupération très contrastées : de quelques semaines à plusieurs mois, selon le diagnostic exact.
Carlos Alcaraz s’est blessé au poignet droit pendant son match du premier tour à l’Open d’Australie ? Non : c’était au Barcelona Open, face à Otto Virtanen. Il a remporté la rencontre, mais il a ensuite dû se retirer et interrompre sa pratique. Depuis, les tests ont conduit à une absence à Madrid, à Rome et à Roland-Garros, dans une période où le moindre mouvement de la main semblait peser davantage sur l’équilibre général.
Le déclencheur à Barcelone, puis l’arrêt
À Barcelone, la blessure s’est déclarée pendant l’échange initial, au moment où le poignet droit encaisse les accélérations et les variations de trajectoires. Le fait marquant, c’est qu’Alcaraz a tenu jusqu’au bout et a gagné contre Otto Virtanen, avant de devoir renoncer. Les évaluations médicales ont ensuite conduit à une mise à l’écart : il a retiré sa participation à Madrid, puis à Rome, avant de manquer Roland-Garros.
Dans les tribunes, on a vu ce type de silence qui s’installe quand un joueur baisse le rythme et limite les gestes : moins d’amplitude, des déplacements plus courts, une gestuelle qui cherche la zone de confort. Pour autant, la base factuelle reste simple : une blessure au poignet droit, une série de retraits, et une clarification attendue après les examens.
Deux hypothèses de récupération, du court au long
Martinez Romero a expliqué que la nature de l’atteinte dicterait la durée de retour. Dans le cas où le problème serait une ténosynovite aiguë, c’est-à-dire une inflammation de la gaine du tendon, la récupération est estimée entre quatre et six semaines. Cette option ouvrirait la porte à un retour avant Wimbledon, avec une reprise progressive une fois l’inflammation apaisée.
À l’inverse, si le diagnostic révèle une situation plus complexe — une forme chronique, ou une atteinte impliquant des lésions tendineuses ou une dégénérescence — le délai pourrait s’étendre à trois à six mois. Dans cette hypothèse, le calendrier serait bouleversé et la rééducation demanderait plus de prudence, avec un suivi qui ne cherche pas à “raccourcir” le temps de cicatrisation.
Un diagnostic encore flou, donc aucune certitude
Le point d’équilibre, c’est le manque d’informations médicales détaillées à ce stade. Martinez Romero a souligné que, dans de nombreux cas, ce type de souci se résout avec du repos et un traitement conservateur. Mais il a aussi insisté sur une réalité : toutes les blessures ne se ressemblent pas, et sans diagnostic précis, il est difficile d’anticiper l’issue.
Concrètement, l’attente porte sur les évaluations complémentaires qui doivent clarifier la sévérité. L’équipe d’Alcaraz semble privilégier une gestion soigneuse plutôt qu’un retour précipité : on a vu, dans les jours qui suivent un retrait, ce réflexe de contrôle permanent du geste, comme si chaque sollicitation du poignet pouvait redéfinir la trajectoire du rétablissement.
Quand le poignet impose des ajustements
Martinez Romero a également évoqué la question des contraintes répétées. Dans un sport comme le tennis, le poignet qui frappe et qui stabilise subit une charge importante, et une blessure peut amener à envisager des adaptations techniques pour réduire la contrainte et prévenir une rechute. À ce stade, c’est une éventualité : l’information clé reste la réponse du tendon et l’évolution de l’inflammation ou des lésions.
Ce que l’on peut retenir, c’est la fourchette des issues possibles. Si la ténosynovite aiguë est confirmée, le délai annoncé est de quatre à six semaines. Si le tableau est plus ancien ou chronique, l’horizon annoncé passe à trois à six mois. Entre les deux, il y a une période d’examens, de repos et de décisions médicales qui vont peser sur l’ensemble de la saison.
« Carlos est souffrant d’un problème qui, dans beaucoup de cas, se résout avec du repos et un traitement. Mais il existe de nombreux types de blessures, et il est clair que nous manquons d’informations. »
La suite dépend donc du prochain diagnostic et du calendrier de reprise. En 2026, l’objectif immédiat est de savoir si le poignet droit relève d’une ténosynovite aiguë, auquel cas un retour avant Wimbledon reste envisageable, ou s’il s’agit d’une atteinte chronique ou tendineuse plus lourde, ce qui imposerait une rééducation sur plusieurs mois. En parallèle, toute la gestion des points à défendre au classement se jouera sur cette fenêtre : chaque décision médicale conditionnera le moment où Carlos Alcaraz pourra reprendre la compétition, avec un plan de retour progressif dès que la récupération sera jugée suffisante.




