Carlos Alcaraz s'est qualifié pour les demi-finales de l'Indian Wells Masters ce vendredi 13 mars, en dominant Casper Ruud 6-3, 6-4 en quart de finale. En conférence de presse, l'Espagnol a aussi levé le voile sur un changement discret : il a abandonné l'espresso d'avant-match.
Un café, puis plus rien
La question semblait anodine, presque hors-sujet dans une salle de presse où l'on venait d'assister à une victoire nette. Un journaliste demanda à Carlos Alcaraz si la rumeur était vraie : buvait-il un espresso avant chaque match ?
« Non, non. J'avais l'habitude, je buvais un café avant chaque match, mais plus maintenant. Je dirais que je fais juste d'autres choses », répondit-il avec le sourire.
Interrogé sur les raisons de ce changement, l'Espagnol ne s'étendit pas. Sa réponse, laconique et amusée, résuma la chose en une phrase : « Je pense que les gens changent. » Pas de philosophie, juste un sourire et un haussement d'épaules.
Une victoire propre face à Ruud
Avant d'alimenter la rubrique anecdotes, Alcaraz avait soigné l'essentiel. Face à Ruud, le numéro 1 mondial a conclu le match en deux sets, avec un premier acte particulièrement autoritaire. Son coup droit en prise semi-occidentale, que l'on connaît tendu et croisé, lui permit d'installer une pression constante depuis le fond de court sur surface dure.
Les chiffres du match témoignent d'un rapport de force clair : 60 % de premières balles rentrées pour Alcaraz, contre 75 % pour Ruud — mais le Norvégien ne parvint pas à convertir davantage de balles de break, à seulement 4 %. Alcaraz, lui, ne commit que trois doubles fautes et grappilla les points décisifs quand il le fallait.
Norrie, un gaucher qui complique les plans
En demi-finale, c'est Cameron Norrie, 29e mondial, qui attend l'Espagnol. Le Britannique a déjà battu Alcaraz en finale à Rio de Janeiro en 2023, puis à Paris-Bercy l'an dernier. Un adversaire que le numéro 1 mondial prend visiblement au sérieux — et qu'il refuse d'analyser trop ouvertement en conférence de presse, conscient que Norrie regarde.
« Les gauchers sont toujours compliqués à jouer [...] Il a un revers très plat et un coup droit très lifté. Du coup, on peut être un peu déstabilisé par la façon dont la balle arrive. »
L'analyse est précise. Norrie impose en effet des trajectoires peu communes : sa main gauche génère des angles et des effets inhabituels pour un droitier comme Alcaraz. Le revers plat du Britannique, qui rase le filet sans rebond haut, contraste avec son coup droit lourdement lifté qui pousse l'adversaire à jouer haut. De quoi créer une lecture incertaine, même pour le meilleur joueur du monde.
La demi-finale en ligne de mire
Alcaraz aborde ce rendez-vous en tête de série et favori affiché du tableau. La demi-finale contre Norrie est programmée ce week-end à Indian Wells. Pour le numéro 1 mondial, le tournoi reste l'un des plus relevés du calendrier sur dur, et un parcours jusqu'en finale ou au titre représenterait un gain de points précieux pour conforter sa place en tête du classement ATP. Norrie, lui, aura tout à gagner à reproduire ses exploits passés contre l'Espagnol.




