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Alcaraz, un catamaran et une invitation à Tommy Paul

Qualifié pour les quarts de finale à Monte-Carlo, Carlos Alcaraz annonce l'achat d'un catamaran de 27 mètres et propose un deal à Tommy Paul : une invitation en mer contre une sortie pêche.

Adam Hartley
9 avril 2026
3 min
Alcaraz, un catamaran et une invitation à Tommy Paul

Carlos Alcaraz avance sereinement au Monte-Carlo Masters. Le numéro un mondial, qualifié pour les quarts de finale après sa victoire en deux sets et demi sur Tomas Martin Etcheverry (6-1, 4-6, 6-3), fait parler de lui en dehors du court en annonçant l'achat d'un catamaran de luxe de 27 mètres — et en lançant une invitation piquante à Tommy Paul.

Un catamaran sur commande, livraison dans dix-huit mois

Alcaraz a confirmé l'achat lors d'une interview accordée à Tennis Channel. Le modèle Ultima 88, développé en coopération avec Sunreef Yachts, serait évalué autour de dix millions d'euros selon des médias italiens. Le délai de construction ? Entre un an et un an et demi.

« Ils vont le construire pour moi. Ça va prendre un an, un an et demi. Donc je suis vraiment impatient... En mer, tout devient calme. Mon truc, c'est de me déconnecter de tout. »

Cette acquisition n'est pas anodine. Alcaraz avait été aperçu sur un catamaran Sunreef lors de son passage à Miami, avant de quitter le tournoi prématurément. La mer comme soupape de décompression : le champion espagnol l'assume sans détour.

Tommy Paul dans le viseur — mais avec une contrepartie

Inviter un ami sur son futur voilier, c'est une chose. Mais Tommy Paul devra payer son ticket autrement qu'en espèces. Alcaraz a précisé les termes de son offre avec humour.

« J'ai vu Tommy Paul dire que... je ferais mieux de l'inviter. Je le ferai, c'est sûr. Mais je lui dirai qu'il devra m'emmener à la pêche. Moitié-moitié, je vais lui proposer un deal. »

L'anecdote révèle quelque chose d'intéressant sur l'état d'esprit du joueur en cette semaine monégasque. Alcaraz n'est pas en mode bunker. Il parle de pêche, de catamaran, de deals avec des amis du circuit. C'est un choix assumé : gérer la pression par la légèreté, pas par l'isolement.

La déconnexion comme outil de performance

Ce n'est pas la première fois qu'Alcaraz évoque son rapport au tennis en dehors du tennis. Le golf, notamment, est un rituel bien installé. Il l'avait lui-même résumé sans ambiguïté : « Je suis tellement mauvais [au golf] comparé à mon tennis... mais ça m'aide énormément à éteindre mon cerveau un peu et à ne plus penser au tennis. » Le jeu d'échecs compléterait ce tableau, pour l'entraînement mental cette fois.

C'est là que ça se joue, finalement. Derrière l'anecdote du catamaran, il y a une vraie philosophie de gestion du calendrier. Garder une vie hors du circuit n'est pas une distraction — c'est une stratégie de longévité. À 22 ans, maintenir cet équilibre quand on est numéro un mondial demande une forme de discipline que peu voient.

Monte-Carlo : les quarts de finale pour test

Sur le court, les affaires reprennent rapidement. Sa victoire sur Tomas Martin Etcheverry en huitièmes (6-1, 4-6, 6-3) s'appuie sur des stats solides : 67% de premières balles et cinq aces, contre seulement 2% de balles de break converties pour l'Argentin. Un deuxième set cédé, mais un résultat qui valide la progression dans le tableau.

Alcaraz affrontera Aleksandar Bublik en quarts de finale, avec l'objectif de conserver sa position de numéro un mondial dans une course aux points toujours serrée face à Jannik Sinner. Pour mémoire, il avait remporté le titre ici la saison passée — les points à défendre sont donc considérables. Voir le détail du match contre Etcheverry.

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