Carlos Alcaraz traverse de nouvelles inquiétudes liées à son poignet droit et a dû s’adapter au calendrier : il a notamment renoncé à Madrid, et il ne s’est pas présenté à Rome ni à Roland-Garros. Rennae Stubbs, ancienne numéro 1 mondiale en double, a demandé au numéro 2 mondial d’être « très » prudent et de ne pas laisser la situation s’installer.
Carlos Alcaraz a été contraint de faire l’impasse sur plusieurs rendez-vous après une blessure au poignet survenue à Barcelone. Les tribunes l’ont vu, ces derniers jours : quand un joueur prolonge ses soins et réduit ses déplacements, l’atmosphère change, et le silence autour du court devient plus pesant. Avant même de parler de la suite, le sujet a basculé sur un point très concret : comment le bras droit réagira à l’effort et au tempo des échanges.
Une alerte venue de Rennae Stubbs
Rennae Stubbs n’a pas mâché ses mots. Sur son podcast, l’Australienne a expliqué que l’enchaînement de problèmes physiques à cet endroit du corps n’avait rien d’anodin, et elle a mis en garde contre une mauvaise gestion de la situation. Elle a aussi établi un parallèle avec Juan Martin del Potro, dont la carrière a été marquée par des opérations au niveau du poignet.
« Il n’est pas bon pour sa carrière s’il ne parvient pas à bien gérer ça. Le poignet, c’est le pire : regardez ce qui est arrivé à Juan Martin del Potro. »
Dans son discours, il y avait une tension palpable : une prudence qui ne relève pas du confort, mais de la survie sportive. Stubbs a insisté sur la nécessité d’être « vraiment, vraiment » attentif à la blessure, avec l’image d’un poignet trop sollicité pour être laissé au hasard.
Poignet droit : inflammation plutôt qu’une déchirure
La semaine a apporté une précision médicale importante : Alcaraz n’aurait pas subi de déchirure au poignet droit. Le diagnostic évoqué a plutôt concerné une inflammation de la gaine tendineuse, ce qui a influencé ses choix de calendrier. Sur le court, on a déjà vu ce type de gêne se traduire par des ajustements : au moment d’armer, le buste se fixe plus vite et la main cherche un point d’appui plus stable, comme pour limiter la prise de risque.
En parallèle, le calendrier a été raccourci : l’Espagnol a raté Madrid et a aussi renoncé à Rome ainsi qu’à Roland-Garros. Ces absences ont pesé dans l’organisation du circuit et, depuis les tribunes, on ressent toujours cette forme de bascule quand un joueur du haut niveau disparaît avant d’avoir fini son bloc de matchs.
Les matchs récents : des faits isolés, un bras à surveiller
Avant ces renoncements, les dernières rencontres disponibles ont livré des résultats contrastés, match par match. Alcaraz a d’abord perdu face à Jannik Sinner (7-6(5) 6-3), puis il a remporté son duel contre Vacherot (6-4 6-4). Plus tôt, il a aussi été en difficulté contre Machac via un retrait adverse (W/O), avant de gagner contre Virtanen (6-4 6-2) et contre Bublik (6-3 6-0).
Ces informations restent des faits bruts : elles ne disent pas à elles seules comment le poignet a réagi sur chaque séquence. Mais au moment où la douleur touche l’arme principale, le moindre ajustement compte : on l’observe souvent sur un coup droit où l’épaule amorce le mouvement, tandis que la main tente de garder une trajectoire propre sans accélérer trop tôt.
Del Potro comme repère, et la décision la plus urgente
Dans la comparaison faite par Stubbs, un élément revient : del Potro a connu plusieurs chirurgies du poignet entre 2010 et 2015, au total quatre interventions. L’ancienne double championne a alors relié ce parcours à l’idée que, si l’organisation ne suit pas, la trajectoire peut se dégrader. Depuis les tribunes, on comprend vite ce que ce genre d’avertissement signifie : ce n’est pas seulement une question de match, mais de capacité à rejouer avec la même intensité.
Pour Carlos Alcaraz, l’enjeu immédiat reste de stabiliser le poignet droit et de préparer la suite du calendrier sans précipiter les échéances. La prochaine étape, à ce stade, passe par le retour à la compétition après les absences déjà actées (Madrid, Rome, Roland-Garros). À court terme, la priorité sportive est claire : retrouver un geste fiable et un bras qui accepte le tempo, afin de préserver sa position et ses objectifs de classement.




