Alexander Zverev a évité le piège en R32 à Munich le 14 avril 2026, en venant à bout de Miomir Kecmanovic après un match à rallonges sur terre battue : 6-3, 3-6, 7-6(2). Devant ses tribunes, le tenant du titre a dû travailler longtemps, mais il a gardé le contrôle au moment où la rencontre basculait.
Un premier set qui impose le rythme
Alexander Zverev a lancé la partie avec une solidité immédiate. Sur la terre battue, il a enchaîné les points en accélérant tôt, et son service a posé une empreinte nette : 12 aces au total et une réussite de 66% de premières balles. En face, Miomir Kecmanovic n’a pas lâché, mais il a concédé des opportunités : Zverev a brisé au moment clé pour prendre l’avantage. Le premier acte s’est refermé vite, avec un 6-3 acquis en 31 minutes.
Le public a senti la tension monter lorsque les échanges se sont mis à devenir plus nerveux. Dans les jeux décisifs, Zverev a trouvé des solutions au filet et sur les prises de balle, tandis que Kecmanovic a tenté de reprendre la main en profitant de quelques imprécisions. Le déclic est venu à l’instant où le vainqueur a enchaîné les points sur sa meilleure fenêtre de tempo. Un moment résumait bien l’ensemble : un ace à 5-2, puis la fermeture du set sur un coup droit gagnant au jeu suivant.
Le deuxième set se retourne, Kecmanovic répond
Le scénario a changé dès le deuxième set. Zverev a pris le premier avantage en breakant d’entrée, mais Kecmanovic a répliqué rapidement, et l’équilibre s’est installé autour des balles lourdes et des jeux de service. Le Serbe a eu des occasions, dont plusieurs balles de jeu à gérer, et il a surtout tenu son rang quand les points se sont resserrés. Dans ce deuxième acte, il a réussi à imposer son tempo sur les moments de transition, et le set a basculé avec un 3-6 pour Kecmanovic.
On l’a vu dans la manière d’exécuter : au moment où Zverev a cherché à remettre la pression, Kecmanovic a résisté avec des réponses précises, notamment avec un revers gagnant le long de la ligne pour annuler une balle de break. Plus tard, la rencontre s’est encore tendue quand Kecmanovic a profité d’un moment de flottement pour prendre l’avantage au tableau. À partir de là, l’issue ne s’est plus jouée sur un seul coup, mais sur la capacité des deux joueurs à survivre aux séquences longues.
Troisième set : service, sang-froid et tie-break
Le troisième set a basculé sur les jeux les plus techniques : ceux où la balle doit être placée, et où la moindre hésitation se paie. Kecmanovic a maintenu son niveau au service dans les jeux 7 et 9, avec un service gagnant à 5-3 qui a permis d’arracher le tie-break. Sur l’ensemble du set, les trajectoires se sont faites plus tendues, et le public a retenu son souffle dès que les échanges s’allongeaient.
Dans le tie-break, Zverev a trouvé un levier dès le début avec un revers gagnant au troisième jeu pour obtenir un mini-break et prendre 2-1. Ensuite, deux services puissants ont permis de creuser à 4-1, puis la défense de Kecmanovic a résisté encore un temps. À 5-2, Zverev a servi pour conclure : 4 balles de match, puis la première conversion sur un service fort. Le tie-break s’est terminé sur 7-6(2) et le tenant du titre a validé son passage au tour suivant.
Au-delà du score : la marche du R32 et la suite
Cette victoire a tenu sur des détails concrets : la qualité du service de Zverev (en particulier ses 66% de premières balles et ses 12 aces) et la capacité à encaisser le retour de Kecmanovic dans le deuxième set. Le match a aussi montré un contraste clair au filet et dans la gestion des points : Zverev a compté 3 doubles fautes contre 2 pour Kecmanovic, et il a transformé 3% de ses balles de break, là où Kecmanovic a également converti 3%. Le dénouement s’est joué dans la dernière séquence, au moment où le tie-break a exigé de verrouiller le momentum.
Pour la suite à Munich, la prochaine étape dépendra du tirage : Zverev devra attendre la qualification de son adversaire au tour suivant après cette date du 14 avril 2026. Les points à défendre se concentreront sur la performance réalisée dans ce R32 sur terre battue, avec un objectif clair : maintenir sa trajectoire dans le tableau à domicile, où chaque jeu de service a pesé plus lourd qu’ailleurs.




