À Wimbledon 2026, Marta Kostyuk a écarté l’idée qu’elle avait été gênée par la chaleur lors de sa demi-finale. Droit dans ses mots, l’Ukrainienne s’est surtout montrée agacée par la précision au service de Linda Noskova, après une défaite 4-6 4-6 sur gazon.
Chaleur ou pas : Kostyuk coupe court
Sur le gazon de Wimbledon, les discussions allaient bon train avant même le débrief. Interrogée sur un éventuel effet de la chaleur, Kostyuk a répondu sans détour, en insistant sur son état physique. Elle a expliqué : « Je ne suis pas d’accord. Je n’ai pas du tout eu de problème avec la chaleur, je n’étais pas vraiment fatiguée. »
Dans le même temps, le match avait laissé des traces. Les moments décisifs se sont joués dans la seconde moitié des manches, avec deux ruptures subies par l’Ukrainienne : elle a été breakée dans le 10e jeu du premier set puis dans le 10e jeu du second. Sur le court, on a vu cette bascule : un déplacement qui s’accélère pour rattraper le tempo, puis une fin de jeu qui se referme trop vite.
Le détail qui l’a le plus frustrée
Si la chaleur a été balayée, un autre sujet a pris toute la place. Kostyuk a pointé un élément très concret : la façon dont Noskova a placé ses services, notamment quand la balle arrive au bord de la ligne. Elle a admis : « Combien de lignes elle a touchées au service. C’était ça. »
Les chiffres du match ont donné du poids à ce ressenti. Noskova a remporté 74 % des points sur son premier service et 58 % sur son deuxième. Elle n’a aussi fait face qu’à un seul point de break au cours de la rencontre. Sur gazon, chaque centimètre compte : quand le service s’installe juste sur la marque, le retour devient plus risqué et l’échange se raccourcit.
Une demi-finale perdue, un message maîtrisé
Après le coup de sifflet final, Kostyuk n’a pas choisi de se réfugier dans la frustration. Elle a dit se présenter avec une lecture positive de sa gestion des moments difficiles, malgré l’issue. L’Ukrainienne a déclaré : « Je suis assise ici et je ressens vraiment que j’ai gagné aujourd’hui, et c’est ce qui compte. Je suis super contente de la façon dont je gère les défaites. »
Sur le plan du déroulé, la rencontre a donc basculé au moment où Noskova a continué à tenir ses lignes au service. Kostyuk, elle, a dû encaisser deux ruptures tardives, sans pouvoir renverser la tendance sur les derniers jeux. En tribunes, ce genre de fin de set ne laisse pas de place au doute : quand le rythme se fige, le public sent la pression monter.
La suite : swing nord-américain en dur
Maintenant, la suite probable passe par le swing nord-américain sur surface dur. Pour Kostyuk, l’enjeu est clair : enchaîner après Wimbledon et repartir avec un objectif de résultats à défendre sur les prochains tournois, dès les prochains jours, dans un calendrier où chaque match compte pour le classement.




