À 40 ans et avec une wild card en poche, Stan Wawrinka a réussi son entrée au tournoi de Dubai en dominant Benjamin Hassan 7-5, 6-3 en 1h11. Une victoire qui lui permet de devenir le huitième joueur de l'ère Open à totaliser au moins dix victoires sur le circuit ATP après ses 40 ans.
Une wild card, un record et un premier tour maîtrisé
Il arrive à Dubai en tant que joueur invité, classé 99e mondial. Pas de quoi impressionner sur le papier. Pourtant, Stan Wawrinka a d'emblée posé ses conditions face à Hassan, en gérant son match avec la maîtrise d'un joueur qui connaît chaque détail de ce jeu.
C'est là que ça se joue pour un joueur de son âge : minimiser les risques inutiles, être irréprochable sur ses propres jeux de service et saisir les opportunités quand elles se présentent. Sur ce match, il a converti deux des trois balles de break disponibles. Son adversaire, lui, n'en a pas converti une seule.
Avec 69 % de premières balles passantes, le Suisse a rendu son service difficile à attaquer. La solidité dans les échanges courts — où Hassan a clairement souffert — a été l'autre facteur décisif. Voir le détail du match.
La rupture décisive, sur la durée
Le premier set fut serré jusqu'au bout. Les deux joueurs tinrent leurs engagements jusqu'à 5-6, moment où Hassan, sous pression, manqua une slice sur un point de set pour céder 7-5 après 39 minutes. Pas de coup d'éclat : une gestion froide du moment clé.
La deuxième manche fut plus nette. Wawrinka brisa au quatrième jeu pour s'installer à 3-1, tint son avance sans trembler et conclut à 6-3. Deux fois, il dut défendre des balles de débreak dans le septième jeu — deux fois, il s'en sortit avec des services puissants. Ce détail résume bien l'état d'esprit du joueur : solide quand la pression monte.
Le choix Dubai : un tournoi qui n'est pas anodin
Wawrinka a remporté le tournoi de Dubai par le passé. Jouer ici avec une invitation, à ce stade de sa carrière, n'est pas un hasard. La surface dure lui convient — son bilan en carrière sur cette surface parle pour lui — et le tournoi représente une opportunité concrète d'engranger des points dans une période du calendrier où le circuit enchaîne les rendez-vous importants.
À 40 ans et 99e mondial, chaque victoire compte double : elle apporte des points, mais elle renforce aussi la légitimité à obtenir des invitations futures. On lit entre les lignes une stratégie cohérente : cibler les tournois sur surface rapide où le service fait la différence, là où son physique supporte mieux la charge.
Un record de plus, mais pas une fin en soi
Dixième victoire sur le circuit après 40 ans, huitième joueur de l'ère Open à franchir ce cap. Ce jalon historique est réel, mais Wawrinka ne s'en est probablement pas préoccupé pendant le match. Ce qui compte pour lui, c'est de rester compétitif sur les courts qui comptent.
Depuis le début de l'année, sa forme récente montre un joueur capable de battre des adversaires solides tout en perdant des matchs accrochés contre des joueurs mieux classés. C'est le profil d'un compétiteur encore valable, pas d'un joueur en fin de course.
Au deuxième tour à Dubai, Wawrinka connaîtra rapidement le nom de son adversaire. Un nouveau test sur surface dure, avec peu de marge d'erreur : à son classement actuel, chaque tour passé en ATP 500 représente des points précieux pour se maintenir dans le top 100. La question qui se pose maintenant est simple — jusqu'où peut-il aller cette semaine, face à des joueurs a priori mieux armés physiquement ? La réponse dira beaucoup sur la suite de sa saison.




