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Medvedev : « Le revers à une main peut gagner un Grand Chelem »

En conférence de presse à Dubaï, Daniil Medvedev a livré sa vision du revers à une main dans le tennis moderne, citant Dominic Thiem en exemple, avant de disputer la finale face à Griekspoor.

Lena Kovac
28 février 2026
3 min
Medvedev : « Le revers à une main peut gagner un Grand Chelem »

En marge de la finale du Dubai Tennis Championships face au Néerlandais Tallon Griekspoor, Daniil Medvedev s'est prêté au jeu des questions en conférence de presse. Le Russe, actuellement classé 11e mondial, a livré une réflexion nuancée sur la place du revers à une main dans le tennis moderne — un coup souvent présenté comme une fragilité structurelle.

Une question qui divise : le revers à une main peut-il encore gagner un Grand Chelem ?

Daniil Medvedev n'a pas éludé la question. Face aux journalistes présents à Dubaï, il a affirmé sa conviction : un joueur armé d'un revers à une main peut tout à fait remporter un Grand Chelem aujourd'hui, à condition de maîtriser parfaitement ce coup dans ses moindres variations.

Sa réponse ne tenait pas de l'optimisme naïf. Il a posé une distinction claire entre le joueur formé très jeune sur ce geste — qu'il place « plutôt en désavantage qu'en avantage » — et le profil atypique capable de transformer cette particularité en arme redoutable.

« Tout est possible. Si vous formez quelqu'un au revers à une main dès le plus jeune âge, je mettrais ça plutôt du côté du désavantage que de l'avantage. [...] Il y aura forcément un joueur qui arrive et qui frappe ce revers à une main à tout-va. »

L'exemple Thiem : quand le revers à une main dépassait le coup droit

Pour illustrer son propos, Medvedev a convoqué le cas Dominic Thiem — ancien lauréat de l'US Open et l'un des revers à une main les plus redoutés de sa génération. Le Russe a détaillé avec précision la dualité de ce coup : vulnérable dans les mauvais jours, redoutable quand le joueur était au sommet de son niveau.

Ce coup exige une synchronisation que peu de joueurs atteignent en match sur toutes les surfaces. Medvedev l'a bien résumé : contre un Thiem en deçà de son meilleur niveau, le revers devenait une cible. Contre un Thiem au sommet, ce même coup surpassait même son coup droit, pourtant solide.

« Quand il jouait à son meilleur niveau, j'avais l'impression que son revers était meilleur que son coup droit — et son coup droit est plutôt bon. Tout est possible. Mais en général, dans le tennis actuel, c'est plutôt un désavantage. »

Dubaï d'abord : Griekspoor attend en finale

Ces réflexions sur le tennis moderne n'ont pas éclipsé l'urgence du moment. Medvedev disputait en fin de journée la finale du Dubai Tennis Championships, avec Tallon Griekspoor en face du filet. Sur son chemin jusqu'à ce dernier match, il avait notamment battu Auger-Aliassime (6-4, 6-2), Brooksby (6-2, 6-1), Wawrinka (6-2, 6-3) et Shang (6-1, 6-3).

La finale représentait l'objectif immédiat d'une semaine cohérente dans les chiffres. Depuis les tribunes, on sentait un joueur appliqué, qui avance avec méthode dans un tableau qu'il a géré sans concéder de set jusqu'à ce stade.

En perspective

Le résultat de la finale face à Griekspoor déterminera la suite directe du calendrier de Medvedev. Une victoire à Dubaï lui permettrait d'engranger des points précieux dans la course au classement ATP, alors que la saison sur surface dure bat son plein avant le basculement sur terre battue. Les prochaines semaines seront décisives pour sa position au classement, lui qui vise à remonter dans la hiérarchie mondiale après une période de fluctuation.

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