Stefanos Tsitsipas a pris la parole sur Instagram pour clarifier des déclarations qui avaient suscité des réactions vives dans le monde du tennis sud-américain. Interrogé sur son absence systématique lors du Golden Swing — les tournois de Buenos Aires, Rio de Janeiro et Santiago — le Grec avait expliqué que la région ne lui avait jamais proposé des cachets suffisamment attractifs pour modifier son calendrier. Une réponse honnête, mais qui n'est pas passée inaperçue.
Une sortie de route médiatique
Tout est parti d'un entretien accordé au magazine CLAY, dans lequel Stefanos Tsitsipas répondait directement à une question sur ses absences répétées en Amérique du Sud. Le joueur avait reconnu que les fees de présence proposés par les tournois du Golden Swing n'avaient jamais été assez élevés pour justifier le déplacement, préférant orienter son calendrier de février vers l'Europe ou le Moyen-Orient.
La franchise de la réponse avait suffi à alimenter la polémique. Certains y voyaient une confirmation que l'argent prime sur le sport ; d'autres avaient interprété les propos comme un manque de respect envers les tournois et les fans de la région. Tsitsipas avait pourtant simplement formulé à voix haute ce que beaucoup de joueurs de haut niveau pratiquent en silence.
La mise au point sur Instagram
Deux jours après la publication de l'interview, le Grec a posté une clarification via ses Stories Instagram. Il y tenait d'abord à affirmer son attachement sincère à l'Amérique du Sud :
« Je prends vraiment plaisir à jouer en Amérique du Sud. La passion des fans là-bas est unique et j'ai beaucoup de respect pour les tournois et la culture du tennis dans cette région. Mes commentaires n'étaient jamais une plainte ni une critique. »
Tsitsipas a ensuite développé ce qu'il considère comme une réalité bien connue en interne sur le circuit. En dehors des prize money, les joueurs du Tour disposent de peu de leviers pour financer leur saison. Les fees de présence, qui existent principalement dans les ATP 250 et ATP 500, deviennent alors un facteur déterminant dans la construction du calendrier. Selon lui, ce modèle est partagé par de nombreux joueurs évoluant au plus haut niveau.
Il a conclu en rappelant qu'il répondait simplement à une question posée : ce qu'il décrivait relève, selon ses mots, d'une réalité de notoriété publique dans le tennis professionnel — pas d'un jugement négatif envers un pays ou un tournoi.
Un contexte personnel tendu
Cette controverse intervient à un moment délicat pour le joueur de 27 ans. Après une tournée australienne en trois temps, Tsitsipas était revenu jouer à Rotterdam avant de s'orienter vers le Moyen-Orient, participant aux tournois de Doha et de Dubaï. C'est précisément à Dubaï que le bât a blessé : incapable de défendre son titre, il a quitté le top 40 mondial pour la première fois depuis 2018.
Ce qui frappe, c'est le décalage entre la polémique médiatique et la réalité sportive du moment. Tsitsipas est actuellement classé 43e mondial — une position qui illustre, sans qu'il soit nécessaire d'y ajouter quoi que ce soit, l'ampleur du chemin parcouru à rebours depuis ses meilleures années. Ses récentes sorties à Rotterdam face à Humbert, puis à Doha face à Rublev, traduisent une difficulté à enchaîner les succès dans cette période de l'année.
Indian Wells comme horizon immédiat
Tsitsipas se présente désormais à Indian Wells, où il intégrera le tableau en tant que 43e joueur mondial. Le Masters 1000 californien constitue l'une des premières grandes opportunités de la saison pour engranger des points significatifs et remonter au classement. Le contexte est important : avec un décrochage du top 40 encore récent et des points à défendre dans les semaines à venir, chaque victoire dans le désert californien prendra une valeur particulière. On commencera à voir se dessiner si ce passage difficile n'est qu'une parenthèse ou le signe d'une transition plus profonde dans sa trajectoire.




