Stefanos Tsitsipas a battu Alexander Bublik au Madrid Masters le 25 avril 2026, en 64e de finale (6-2, 7-5). Sur terre battue, le Grec a bouclé le match en 1 h 13, avec 10 aces et seulement deux points perdus derrière sa première balle.
Le choix du moment a pesé : Tsitsipas a livré un plan clair dès l’entame, puis il a tenu quand la cadence de Bublik a augmenté. Il a aussi transformé l’avantage en fin de deuxième set, là où Madrid sanctionnait la moindre erreur.
Un premier set verrouillé en 27 minutes
Sur la terre battue de Madrid, Tsitsipas a pris l’ascendant dès le début. Il a breaké très tôt, s’est détaché à 3-0, puis a enchaîné avec une nouvelle séquence de service qui a installé l’écart. Le premier set s’est refermé après un finish au filet, avec un point gagnant en volée pour fermer le septième jeu.
Dans ce scénario, la statistique raconte l’histoire : Tsitsipas a servi 73 % de premières balles, a frappé 10 aces et n’a concédé que une double faute. En face, Bublik a aligné 2 aces et 3 doubles fautes, avec une première balle à 60 %. Le contraste a rendu l’échange plus difficile à tenir pour le Kazakh.
Le deuxième set s’est joué sur les détails
Bublik a relevé son niveau dans la deuxième manche, et Tsitsipas a dû encaisser la montée en pression. Le Grec a gardé l’essentiel sous contrôle : il a notamment tenu ses jeux de service, puis il a cherché à faire la différence au retour. À 5-5, le match restait ouvert, mais Tsitsipas a trouvé une fenêtre pour repasser devant.
Les chiffres des balles de break ont tranché : Tsitsipas a converti 3 balles de break, quand Bublik n’a pas converti la sienne (0). Le dernier acte a été particulièrement net : à 6-5, Tsitsipas a créé trois balles de match et il a conclu en attaquant, sur une faute forcée de l’adversaire.
Pour le vestiaire, c’est un signal. On ne gagne pas un 64e de finale à Madrid en gérant mollement : il faut accepter d’être agressif quand l’occasion se présente. Ici, Tsitsipas a fait le choix de frapper au bon moment.
Le service comme levier de gestion
Dans une rencontre où l’enjeu était immédiat, Tsitsipas a utilisé son service comme un outil de gestion. Avec 10 aces et une première balle à 73 %, il a limité les zones où Bublik pouvait s’installer. Et surtout, il a perdu peu de points derrière la première balle : deux, ce qui a réduit les échanges “à rallonge” où le rythme peut changer.
La question qui se pose maintenant est simple : est-ce que ce niveau de tenue au service peut survivre aux prochains tours ? Le calendrier ne pardonne pas, surtout sur terre battue, où la moindre baisse de précision se paie cash. La victoire ne suffit pas : il faut répéter la même qualité de décisions.
Merida attend Tsitsipas : l’objectif, la constance
Tsitsipas a rendez-vous avec Daniel Merida Aguilar au troisième tour. À Madrid, la suite du tournoi se joue sur un équilibre : garder l’efficacité au service tout en maintenant la pression sur le retour. Il faudra aussi confirmer l’impact des balles de break, puisque c’est là que le match a basculé.
Avant d’entrer dans ce duel, Tsitsipas avait déjà un indice : il avait su conclure en fin de deuxième set, pas seulement “tenir” son avantage. Et il va falloir trancher à nouveau, contre un adversaire qui arrive avec son propre plan. Le prochain match se jouera à Madrid, dans la foulée du 25 avril 2026, avec l’objectif immédiat de passer l’obstacle du troisième tour et de continuer à gagner des points.
« A confirmer contre Merida mais la prestation de Stefanos Tsitsipas était vraiment mieux contre Bublik par rapport à son premier tour. »




