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Sinner à Rome : Mouratoglou voit l’unique danger, la blessure

À Rome, Jannik Sinner a atteint les huitièmes après une démonstration contre Alexei Popyrin (6-2, 6-0). Mouratoglou voit la blessure comme seul vrai danger.

Nicolas Besson
12 mai 2026
2 min
Sinner à Rome : Mouratoglou voit l’unique danger, la blessure

Jannik Sinner a enchaîné 30 victoires consécutives en Masters 1000 en atteignant les huitièmes à Rome. Pour Patrick Mouratoglou, l’obstacle le plus réaliste n’a pas de lien avec le niveau des adversaires : ce serait la blessure.

Le numéro 1 mondial a validé son billet pour le tableau des huitièmes à l’Open d’Italie en dominant Alexei Popyrin 6-2, 6-0. Dans le même tour, la parole de Mouratoglou a insisté sur un point : la fatigue mentale ne ferait pas partie des risques immédiats, là où le physique, lui, peut toujours basculer.

Rome, un ticket pris sans concéder

À Rome en 2026, Sinner a poursuivi son parcours avec des scores qui n’ont laissé que peu de place au doute. Sur ses cinq derniers matchs fournis, il a battu Alexei Popyrin 6-2, 6-0, puis Ofner 6-3, 6-4. La suite a confirmé le même scénario de maîtrise, avec une victoire 6-1, 6-2 contre Alexander Zverev.

La régularité s’est aussi vue dans les matchs suivants : Sinner a battu Arthur Fils 6-2, 6-4, avant de s’imposer contre Jodar 6-2, 7-6(0). En regardant de plus près, ce dernier score a montré que le tableau pouvait parfois se tendre, sans que le résultat ne change.

Le diagnostic de Mouratoglou : le physique, puis la tête

Interrogé sur ce qui pouvait freiner l’Italien, Patrick Mouratoglou a placé la blessure en priorité. Il a aussi décrit le besoin de rester concentré sans trop analyser. Son message a été clair : la domination sur le court a été suffisamment forte pour limiter la place au doute.

« Je pense que le plus grand danger pour Jannik, c’est une blessure. C’est la seule chose qui pourrait, selon moi, le retenir pour l’instant. »

Dans la foulée, Mouratoglou a insisté sur la constance de l’objectif d’amélioration. Il a également évoqué un paramètre concret : l’arrivée de jeunes joueurs capables de mettre la pression, notamment quand le calendrier s’enchaîne à haute intensité.

Deux mois qui s’enchaînent : Rome, puis Paris, puis Wimbledon

La perspective posée par Mouratoglou a été celle d’une séquence exigeante. L’idée était simple : il faudrait gagner Rome, puis gagner Roland-Garros, avant de pouvoir viser Wimbledon sur une surface différente. Cette transition a été formulée comme un enjeu en soi, car elle a impliqué de changer rapidement de repères.

Le calendrier a aussi eu un autre effet mesurable : Sinner n’a pas participé à Halle, ce qui lui a laissé des semaines de récupération après Paris. Dans la logique du programme, la priorité a été de partir vers Londres avec un niveau de fraîcheur le plus stable possible.

La suite immédiate à Rome dépend du match à venir dans le tableau principal, avec l’enjeu de continuer à consolider sa position à la tête du circuit. Le prochain adversaire de Jannik Sinner se décidera au fil des tours restants, mais l’indicateur central reste le même : éviter la blessure, celle que Mouratoglou a décrite comme l’unique frein réaliste.

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