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Sinner refuse les comparaisons « Big 3 » après Rome 2026

Jannik Sinner a remporté le Masters 1000 de Rome sur terre battue. Malgré une étape rare, il a refusé d’alimenter les comparaisons avec Federer, Nadal et Djokovic.

Julien Doucet
19 mai 2026
3 min
Sinner refuse les comparaisons « Big 3 » après Rome 2026

Jannik Sinner a remporté le Masters 1000 de Rome sur terre battue en ajoutant une nouvelle ligne historique à son parcours. À l’issue de ce succès, le n°1 a aussi cadré le débat autour des comparaisons avec Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic.

Il a terminé le tournoi en s’imposant face à Casper Ruud, puis a enchaîné avec des victoires contre Daniil Medvedev, Andrey Rublev, Lorenzo Pellegrino et Alexei Popyrin.

Rome, sur la durée : un titre au bout des échanges

Sur les courts de Rome, le tournoi a imposé un rythme de match cohérent, où la construction de point a compté autant que la capacité à conclure. Sinner a d’abord pris l’ascendant contre Casper Ruud en remportant 6-4 6-4. Il a ensuite continué sur le même registre avec une victoire sur Daniil Medvedev, 6-2 5-7 6-4.

Dans la foulée, il a dominé Andrey Rublev 6-2 6-4, avant de régler Lorenzo Pellegrino 6-2 6-3. Face à Alexei Popyrin, il a clôturé avec un score net : 6-2 6-0.

Ce qui ressort, c’est la manière dont Sinner a maintenu une intensité stable au fil des tours. À ce niveau, le moindre relâchement se paie vite, surtout sur terre battue, où les échanges s’étirent et où le placement devient une arme.

Le « Golden Masters » et la réponse aux comparaisons

Le triomphe à Rome a aussi marqué une étape rare : Sinner a complété le « Career Golden Masters ». L’Italien a réalisé cet exploit à 24 ans, en moins de trois ans pour conquérir les neuf titres Masters 1000.

Mais au moment de célébrer, il a déplacé le centre du débat. Plutôt que de s’inscrire dans une comparaison frontale avec une époque, il a rappelé ce qui rendait ces trois références si difficiles à atteindre : la constance sur une très longue période.

Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic ont, selon lui, défini un standard durable. Sinner a insisté sur leur capacité à rester au sommet malgré la pression, les rivalités, les blessures et les générations qui arrivent.

Un discours de respect, pas un positionnement

Sa réponse a été claire : il a dit ne pas vouloir se placer « au même niveau » que ces joueurs, même si le tennis mondial commence à engager la conversation. Il a aussi expliqué chercher d’abord à écrire sa propre histoire, en mettant l’accent sur le travail et sur les moments difficiles.

« Ce que Rafa, Roger et Novak ont réalisé sur le circuit sur quinze ans est incroyable. Je ne me permettrai jamais de dire que je suis au même niveau que ce qu’ils ont accompli sur autant d’années. »

La tonalité était la même quand il a évoqué sa trajectoire : il a parlé de sa construction, physiquement et mentalement, et du besoin de trouver de la force dans les épisodes compliqués qu’il a traversés.

Ce choix éditorial a une conséquence directe : il réduit la pression liée aux comparaisons et recentre son récit sur ce qu’il peut contrôler, match après match.

La suite : l’enjeu immédiat après Rome

La victoire à Rome a placé Sinner au centre de l’attention pour la suite de la saison. Son prochain objectif se lit surtout à travers la continuité : préserver son niveau dans les prochains matchs et transformer ce succès en marche de classement.

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