Jannik Sinner a enchaîné une nouvelle victoire à Rome et relancé le débat sur son niveau face au Novak Djokovic de 2011. John Isner a tranché sur un point : si les deux versions se croisaient, il serait “presque impossible” de désigner un vainqueur.
Isner a aussi rappelé un fait qui change la lecture du match hypothétique : Djokovic a déjà battu Sinner cette saison, en demi-finale de l’Australian Open. Et Rome 2026 a servi de cadre à cette comparaison, puisque Sinner y a remporté son cinquième titre en Masters 1000 de la saison.
Un débat alimenté par le niveau affiché à Rome
À Rome, Sinner a consolidé son statut de référence avec un parcours qui a tenu sur la répétition des performances. Dans ses cinq derniers matchs, il a battu Ruud 6-4 6-4, battu Medvedev 6-2 5-7 6-4, battu Rublev 6-2 6-4, battu Pellegrino 6-2 6-3 et battu Popyrin 6-2 6-0.
Ce qui frappe, c’est la régularité des issues : quatre matchs remportés en deux sets, et un match plus long où il a gardé le contrôle après avoir concédé le deuxième. Dans la discussion, Isner n’a pas cherché à “vendre” une histoire. Il a plutôt souligné que le niveau des deux époques se superposait, sans que l’on puisse trancher.
Djokovic 2026 a déjà mis Sinner à la faute
Isner a mis une pièce sur l’échiquier : Djokovic a déjà battu Sinner cette année à l’Australian Open, en demi-finale. Le match s’est joué en cinq sets, et Djokovic a donc été celui qui a brisé la mécanique italienne à ce moment-là. Pour Isner, ce détail pèse dans la comparaison, même si elle reste théorique.
Dans les cinq derniers matchs de sa forme récente, Djokovic a alterné les scénarios, avec une défaite contre Prizmic 6-2 2-6 4-6, puis une défaite contre Draper 6-4 4-6 6-7(7). Il a ensuite battu Kovacevic 6-4 1-6 6-4 et battu Majchrzak 4-6 6-1 6-2, avant de perdre contre Alcaraz 6-2 2-6 3-6 5-7. Le message est clair : quand Djokovic est au sommet, il peut aussi répondre à Sinner, pas seulement le contenir.
Isner : deux sommets, même combat, même niveau
Le cœur de l’analyse d’Isner a été la comparaison directe. Il a rapproché Djokovic 2011 du Federer de 2006-2007, une référence que beaucoup de fans placent parmi les plus hautes barres du tennis. Pour lui, l’important n’était pas le palmarès, mais la sensation de “niveau extrême” des deux joueurs à leur meilleur.
« Le Novak de 2026 a déjà battu le Jannik de 2026 cette année. Il est difficile de dire qui gagnerait ; ce serait juste un énorme combat. Le Djokovic de 2011 est au même niveau que le Federer de 2006 et 2007. »
Isner a aussi insisté sur l’idée que la comparaison ne se résumait pas à une confrontation de champions. Elle mettait face à face deux dominations, deux manières de verrouiller les échanges. Et dans ce duel, il n’a pas donné de marge à un preneur de risque : “énorme bataille”, c’était son verdict.
Ce que ça dit du prochain cap pour Sinner
Au-delà de l’exercice de style, le choix de programmation de Sinner à Rome a compté pour une raison simple : il a continué à pousser au moment où le calendrier exige des décisions rapides entre récupération, rythme d’entraînement et gestion physique. Isner a lu la même logique : si Djokovic a déjà battu Sinner à l’Australian Open en 2026, alors l’Italien doit encore prouver qu’il peut tenir son plafond dans des matchs où tout se joue sur les détails.
La suite probable passe par le prochain adversaire de Sinner après Rome, avec un objectif immédiat : sécuriser les points à défendre et rester au sommet du classement. Pour l’instant, le débat Isner-Djokovic 2011 montre surtout une chose : quand Sinner et Djokovic sont au niveau, la marge de manœuvre se réduit à presque rien.




