Aryna Sabalenka a expliqué qu’elle se sentait plus à l’aise avec un staff biélorusse, car la compréhension mutuelle facilite le travail. N°1 mondiale, elle a aussi reconnu qu’accepter de nouvelles personnes avait toujours été difficile pour elle.
Aryna Sabalenka a détaillé ses choix d’équipe dans une interview diffusée par le podcast First & Red. Elle a d’abord mis en avant la familiarité et la confiance, en expliquant que son environnement actuel s’est construit « naturellement » autour de personnes qu’elle connaît depuis longtemps.
La confiance comme critère de base
Dans ses explications, la Biélorusse a insisté sur deux points : la capacité des membres du staff à être professionnels dans leur rôle, et le fait de travailler avec des personnes avec lesquelles elle aime collaborer. Elle a aussi souligné que lorsque chacun comprend le parcours de l’autre, la coordination devient plus simple.
Elle a décrit son rapport à la confiance comme un processus exigeant. Pour elle, l’arrivée de quelqu’un de nouveau implique presque toujours une pression supplémentaire, et elle a reconnu que se laisser approcher prend du temps.
Sur ses derniers matchs, l’écart de formats a été net : elle a perdu contre Osaka sur le score de 2-6, 6-7(7), puis elle a battu Ostapenko 6-4 6-4. Elle a ensuite remporté Kessler 6-1 7-6(11) et Kostovic 6-2 6-3, avant de s’imposer face à Pegula 6-4 6-7(4) 6-0.
Jason Stacy, apprivoisé sur deux ans
Son staff actuel comprend Anton Dubrov comme entraîneur principal, Jason Stacy comme coach de performance, Andrei Vasilevski comme partenaire d’entraînement et Max Mirnyi comme consultant. Dans ce groupe, Jason Stacy est le seul Américain, et Sabalenka a raconté que l’intégration n’avait pas été instantanée.
Elle a expliqué que chaque nouvel arrivant demande une longue période, décrivant un chemin « long, épuisant et difficile ». Elle a donné un ordre de grandeur clair : il lui a fallu environ deux ans pour être pleinement en confiance avec Jason Stacy.
« Il m’a fallu environ deux ans pour accepter Jason Stacy, avant de pouvoir enfin dire : “C’est bon, je te fais confiance.” »
Après cette étape, elle a dit avoir fini par s’ouvrir davantage, au point d’associer désormais le coach à un cadre très proche.
Un staff biélorusse, une logique de continuité
La logique de Sabalenka repose donc sur un équilibre : une base familière, composée majoritairement de Biélorusses, et un élément extérieur qu’elle a intégré avec prudence. Elle a mis en avant l’idée que la confiance ne se décrète pas, surtout quand on a déjà vécu des trahisons.
Elle a aussi rappelé, dans le même entretien, que la relation avec Anton Dubrov s’était construite dans un moment charnière, après sa victoire dans un Grand Chelem en 2023 à l’Australian Open. Elle a alors expliqué avoir refusé qu’il se retire, parce qu’elle croyait en lui.
Depuis, son parcours sur les Grands Chelems a été très dense : elle a atteint huit finales depuis 2023 et elle occupe la place de n°1 mondiale depuis octobre 2024.
Pour la suite, le prochain rendez-vous dépendra du prochain tableau où Sabalenka sera engagée, avec l’objectif de conserver sa place au classement et de défendre les points liés à ses résultats récents. Son staff, lui, restera calibré sur la continuité et sur cette exigence de confiance, surtout quand un nouveau nom doit s’installer.




