Greg Rusedski a estimé que Novak Djokovic avait laissé passer sa dernière opportunité réaliste de décrocher un 25e Grand Chelem à Wimbledon. Après une demi-finale perdue très nettement, l’ancien joueur a pointé un problème d’enchaînement contre les meilleurs sur deux semaines.
À l’All England Club, Wimbledon 2026 a vu Djokovic, numéro 7 mondial, tomber face à Jannik Sinner en trois manches sur le score de 6-4, 6-4, 6-4. De son côté, Rusedski a rappelé que le Serbe avait encore montré des signes de solidité dans le tournoi, avec notamment un quart de finale accroché.
Une demi-finale sans marge pour Djokovic
La demi-finale a basculé par l’écart au tableau : Djokovic a concédé chaque set sur le même score, 6-4. Dans un match de ce niveau, la répétition d’un même scénario traduit surtout un rapport de force stable, où l’adaptation n’a pas suffi à reprendre l’initiative.
Avant ce rendez-vous, Djokovic a battu Felix Auger Aliassime en quart de finale, avec un match qui s’est étiré jusqu’au tie-break décisif du dernier set, après 5 h 15 de jeu. Cette séquence, aussi longue soit-elle, a ensuite laissé place à une demi-finale où le Serbe n’a pas trouvé les réglages pour contenir Sinner.
Rusedski a aussi souligné l’écart de niveau ressenti par Djokovic : après la rencontre, il a admis que son adversaire avait “compété à un niveau plus élevé”.
Le vrai nœud : battre deux joueurs au sommet
Dans l’analyse de Rusedski, le problème n’a pas été seulement l’adversaire unique, mais la nécessité de franchir plusieurs paliers d’élite. Il a expliqué que Djokovic ne pouvait plus se contenter de “survivre” à un seul grand nom : il devait enchaîner des victoires contre deux joueurs capables de performer à un niveau exceptionnel.
Le plus parlant dans son propos a été la question de l’énergie. Selon lui, le Serbe gardait une présence mentale, mais lui manquait “l’avantage supplémentaire” pour franchir le dernier obstacle. Cette idée s’est nourrie du fait que Djokovic a dû gérer des phases clés et des moments de récupération très courts avant la demi-finale.
Rusedski a aussi rappelé un élément de calendrier : lors de l’Open d’Australie, Djokovic avait atteint la demi-finale et avait ensuite disputé la finale avant de perdre du terrain au fil du match. À Wimbledon, l’ancien joueur a donc vu une fenêtre qui s’est refermée.
Le message de Rusedski : ne pas enterrer Djokovic
Malgré un pronostic pessimiste, Rusedski n’a pas fermé la porte. Il a insisté sur le fait qu’écrire Djokovic trop vite serait une erreur, en mettant en avant la longévité et la capacité à rester compétitif dans les grandes échéances.
Son raisonnement a toutefois été clair : à 39 ans, la difficulté de décrocher un nouveau Grand Chelem dans le tennis actuel s’est accrue. Dans sa lecture, Wimbledon 2026 a représenté “la dernière opportunité réaliste”, même si les “miracles” existent et que Djokovic doit continuer à jouer.
« Wimbledon a représenté sa dernière vraie opportunité. Bien sûr, j’espère qu’il continuera à jouer ; des miracles arrivent. »
Pour la suite, Novak Djokovic devra surtout préparer les prochaines échéances de tableau et viser des objectifs de classement à venir, après cette demi-finale perdue. En face, Jannik Sinner avait déjà montré, avant d’éliminer Djokovic, qu’il savait imposer son rythme : il a battu Zverev 6-7(7) 7-6(2) 6-3 6-4 puis Djokovic 6-4 6-4 6-4.




