À Barcelone, Carlos Alcaraz a été stoppé par une blessure au poignet et a dû se retirer avant son deuxième match. Rafael Nadal a révélé avoir échangé directement avec lui après l’annonce, et a expliqué pourquoi il pense que le problème ne devrait pas s’installer.
Carlos Alcaraz avait pourtant bénéficié d’un exempté au premier tour de l’ATP 500 de Barcelone avant de se retirer à la veille de sa deuxième rencontre. L’Espagnol a ensuite enchaîné les examens médicaux puis a choisi de faire l’impasse sur Madrid, Rome et Roland-Garros.
Barcelone a basculé sur un poignet fragile
Dans les tribunes et autour des courts, on a senti la tension monter dès que le poignet a commencé à conditionner le mouvement. Après le passage du premier tour, Carlos Alcaraz a été contraint de se retirer avant son deuxième match.
Son calendrier a ensuite été remodelé. Après des vérifications, il a décidé de s’éloigner des courts pour revenir à 100 %. Dans le même temps, les derniers matchs de sa semaine montraient un contraste net : il a battu Virtanen 6-4 6-2, puis a perdu contre Sinner 6-7(5) 3-6, avant de battre Vacherot 6-4 6-4 et Bublik 6-3 6-0 ; entre les deux, il a aussi perdu contre Machac W/O.
Sur le plan physique, ce type de blessure change tout : au moindre appui, la main et l’avant-bras dictent le tempo. Sur un coup droit, on l’a vu, la raquette ne “passe” plus comme avant ; la préparation s’allonge, et le corps cherche un angle de frappe plus sûr.
Nadal a parlé avec lui “quand il est arrivé”
Rafael Nadal a pris la parole pour évoquer la situation avec un ton très personnel. Rafael Nadal a confié qu’il avait contacté son compatriote après le problème, et qu’ils avaient échangé en privé. Il a aussi rappelé qu’il connaissait ce risque de près, pour l’avoir vécu deux fois dans sa carrière.
Il a notamment expliqué :
« Ce que j’ai dit restera entre nous. J’espère que ce n’est pas quelque chose qui peut devenir chronique. C’est quelque chose que je connais bien, parce que je l’ai cassé deux fois, ce qui s’est cassé maintenant. »
Dans la même intervention, il a insisté sur le fait que Carlos Alcaraz n’était plus un débutant sur le circuit et qu’il savait gérer ce type de moment. Nadal a aussi souligné que les décisions prises pour le traitement et la récupération devaient primer sur l’idée de revenir trop vite.
On l’a vu dans le détail : quand Nadal décrivait son propre vécu, il a parlé d’un rythme de reprise qui ne se force pas. Le poignet, c’est une charnière : sans relâchement contrôlé, le corps compense. La bonne décision, selon lui, consistait à laisser le temps au soin.
Un choix de récupération, plutôt que “rattraper”
Le Mallorquin a aussi donné une ligne de conduite : protéger l’avenir d’un joueur aussi jeune, même si cela coûte des rendez-vous importants. Il a présenté la période actuelle comme douloureuse à vivre, mais il a maintenu une forme d’optimisme sur l’évolution du problème, à condition de le traiter correctement.
Dans sa propre forme récente, Rafael Nadal a perdu contre Van De Zandschulp 4-6 4-6, contre Djokovic 2-6 6-7(5), a battu Fucsovics 6-1 4-6 6-4, puis a perdu contre Djokovic 1-6 4-6 et contre Borges 3-6 2-6.
Reste maintenant à voir comment Carlos Alcaraz organisera son retour après les absences déjà décidées. Le prochain rendez-vous à surveiller sera celui qui suivra le bloc Madrid-Rome-Roland-Garros, avec l’objectif de revenir sur le court dans un état qui lui permette de rejouer sans que le poignet impose son tempo.




