À Indian Wells, Daniil Medvedev s'est offert le scalp de Carlos Alcaraz en demi-finale et défiera Jannik Sinner en finale. Sur le podcast Nothing Major, l'ancien joueur de circuit Sam Querrey a tranché : pour lui, Medvedev est tout simplement le troisième meilleur joueur du monde en ce moment.
Querrey assume : Medvedev complète le trio de tête
Sam Querrey n'y est pas allé par quatre chemins. Sur le podcast Nothing Major, l'Américain a posé les termes du débat en faisant abstraction du classement officiel. Sa question était simple : si vous interrogez les joueurs du circuit aujourd'hui, qui citent-ils dans le top 3 ?
« Oubliez les classements pour l'instant. Si vous demandez aux gars sur le circuit qui sont les trois meilleurs joueurs en ce moment, ils vous répondent Carlos [Alcaraz], Jannik [Sinner], [Daniil] Medvedev. Il joue aussi bien que ça. Il a dominé tout le monde à Dubaï ; il domine tout le monde ici. »
Ce n'est pas un compliment de façade. C'est un constat ancré dans des résultats concrets : une victoire nette contre Alcaraz en demi-finale à Indian Wells, après un parcours sans accrocher à Dubaï. Querrey lit ce qu'il voit, et ce qu'il voit le convainc.
Un vestiaire qui ne se prononce pas à l'unanimité
Ses co-animateurs ne partagent pas tous ce diagnostic. Steve Johnson classe Medvedev dans le top 8, sans lui accorder la troisième place. John Isner est plus catégorique : pour lui, Medvedev est « définitivement top 5 ». Le débat reste ouvert dans le studio.
Johnson glisse un nom pour alimenter la discussion : Jack Draper. Selon lui, l'Anglais méritait d'être considéré sur l'ensemble de son tournoi à Indian Wells, notamment après sa victoire contre Novak Djokovic.
« Je prendrais [Jack] Draper, au vu de la façon dont il avait joué jusqu'à ce point. C'est difficile de revenir le lendemain après avoir battu Novak. Draper en bonne santé, c'est un top 5. »
Un bémol de taille, cependant : Draper a bénéficié d'un rebond du destin. En quarts de finale, une décision de vidéo-arbitrage en faveur de Medvedev avait contribué à l'élimination de l'Anglais. Johnson lui-même l'a souligné avec humour, remarquant que la seule chose susceptible de faire basculer le débat serait un coup de sang de Medvedev sur une décision arbitrale.
Medvedev face à Alcaraz : le choix de l'intensité maximale
La victoire contre Alcaraz mérite d'être éclairée par son contexte. Medvedev avait perdu deux finales à Indian Wells contre l'Espagnol par le passé. Cette fois, il se présentait en demi-finale, sans pouvoir se permettre la même issue. Le choix stratégique était limpide : entrer dans le match à un niveau de concentration absolue, sans laisser d'espace à Alcaraz pour s'installer.
Après le match, Medvedev a rendu hommage à son adversaire avec une lucidité désarmante.
« Jouer quelqu'un comme Carlos, tu joues souvent, tu perds souvent. C'est un joueur extraordinaire, avec des frappes, une défense, une attaque, un retour extraordinaires. Tout. Donc il faut être au meilleur de soi-même. »
C'est là que ça se joue : Medvedev savait qu'une demi-mesure ne suffirait pas. Il l'a dit, et il l'a montré sur le court.
Vers une finale Medvedev-Sinner : l'épreuve ultime
Querrey va plus loin dans son analyse. Il rappelle que Medvedev figurait dans le top 5 l'année passée et estime qu'il dispose des bases solides pour y revenir dans les six prochains mois. Un retour dans l'élite du classement qui passerait logiquement par des résultats dans les grands rendez-vous — à commencer par celui-ci.
La finale d'Indian Wells opposera Medvedev à Jannik Sinner, numéro 1 mondial et principal rival d'Alcaraz. Pour le Russe, l'enjeu dépasse le trophée. Un titre ici enverrait un signal fort au reste du circuit et conforterait précisément l'argument de Querrey : la hiérarchie informelle du vestiaire a peut-être une longueur d'avance sur les classements officiels.




