Jannik Sinner a remporté Wimbledon, mais Patrick Mouratoglou a estimé que l’Italien n’avait pas joué à son niveau habituel. L’ancien entraîneur a pointé un tennis « très moyen » et un pourcentage de qualité situé entre 65 % et 70 % pendant le tournoi.
Patrick Mouratoglou a commenté la victoire de Jannik Sinner à Wimbledon, où le numéro 1 a défendu son titre. Sur gazon à Londres, Mouratoglou a expliqué que Sinner avait manqué de repères à plusieurs moments, malgré l’issue finale favorable. Il a notamment évoqué un manque de confiance et un comportement en déplacement moins agressif que ce qu’il observe d’ordinaire.
Un Wimbledon où Sinner n’a pas été « à 100 % »
Dans une vidéo publiée sur Instagram, Patrick Mouratoglou a posé un diagnostic sans détour. Selon lui, Sinner n’a pas affiché « un grand Sinner » sur l’ensemble du tournoi, et il l’a situé à 65-70 % de son niveau habituel sur la période. Cette lecture a été associée à une sensation de confiance insuffisante, malgré le fait que l’Italien ait enchaîné des victoires avant d’atteindre la finale.
Le coach a aussi appuyé son analyse sur des éléments concrets observés en finale : il a indiqué que Sinner avait raté de nombreux coups de coup droit et qu’il reculait davantage. Il a ajouté que, côté retour, l’efficacité n’avait pas été au rendez-vous, ce qui a pesé sur la capacité à imposer son rythme.
Le basculement : de la difficulté au contrôle
Avant d’entrer dans le dernier acte, Sinner a dû gérer un départ compliqué à Wimbledon. Après avoir été mené par Miomir Kecmanovic (2 sets à 1), il a terminé par un retour en cinq manches. Ce match a servi de point d’appui psychologique selon Mouratoglou, puisqu’il a montré que Sinner pouvait gagner même quand la qualité n’était pas parfaite.
Ensuite, l’Italien a enchaîné des victoires en tableau principal, sans concéder de set sur les matchs suivants mentionnés : Sinner bat Nuno Borges 6-4 6-3 6-4, Sinner bat Jenson Brooksby 6-4 6-3 6-4, Sinner bat Shintaro Mochizuki 6-3 7-6(0) 6-3 et Sinner bat Jan-Lennard Struff 7-5 7-6(4) 6-3. Dans une lecture tactique, ce type de suite raconte surtout une chose : Sinner a su transformer des opportunités en points décisifs, même sans être au niveau maximal.
Finale : un premier set perdu, puis une réponse immédiate
En finale, Sinner a perdu son premier set depuis le match face à Kecmanovic. Il a ensuite réagi en remportant les trois manches suivantes, avec un score de 6-7(7) 7-6(2) 6-3 6-4 contre Alexander Zverev. Pour Mouratoglou, l’intérêt de ce scénario a été de prouver que l’Italien pouvait rester compétitif quand son tennis était en dessous de ses standards.
Il a résumé l’idée de façon claire : même « très moyen », Sinner a pu gagner un Grand Chelem, et il pourra s’en servir à l’avenir.
« Même si c’était très moyen, je pense que ça va être utile pour la suite : il sait qu’il peut gagner un Grand Chelem avec une qualité autour de 70 % »
Et maintenant : l’objectif US Open
Après Wimbledon, Sinner vise la suite du calendrier. Dans un mois, il a pour ambition de remporter son deuxième US Open et de porter son total à six Grand Chelem en carrière. À ce stade, le message de Mouratoglou pèse surtout sur la manière de gérer les écarts : si l’Italien peut gagner à 65-70 % de son niveau, il lui restera à transformer ces fenêtres en matches encore plus propres lors des prochains rendez-vous.




