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Medvedev veut un circuit plus court et plus exigeant

Lors d'une conférence de presse, Daniil Medvedev a plaidé pour un calendrier ATP recentré sur davantage de tournois obligatoires, tout en reconnaissant les obstacles économiques qui rendent cette réforme difficile à mettre en œuvre.

Nicolas Besson
6 mars 2026
3 min
Medvedev veut un circuit plus court et plus exigeant

Lors d'une conférence de presse, Daniil Medvedev a pris position sur l'un des débats qui anime le tennis mondial : la surcharge du calendrier ATP. Le Russe, actuellement 11e mondial, plaide pour un circuit resserré autour d'un nombre plus important de tournois obligatoires, quitte à réduire le nombre total d'événements.

Moins de tournois, mais des obligations plus larges

Medvedev n'a pas mâché ses mots sur le sujet. Sa proposition est précise : augmenter le nombre de tournois à participation obligatoire, tout en supprimant une partie des événements optionnels qui allongent la saison sans contrainte réelle pour les mieux classés.

« Je pense que les joueurs seraient d'accord, d'après ce que j'entends, pour rendre davantage de tournois obligatoires. Parce qu'en ce moment, il y en a quoi, neuf, dont quatre Grands Chelems. Il faudrait en ajouter quelques-uns, et se débarrasser des autres. Je les aime bien. C'est la seule façon de raccourcir le circuit. »

Le raisonnement est cohérent : en concentrant les obligations sur les événements les plus importants, le calendrier total pourrait être allégé sans pour autant réduire le prestige des rendez-vous incontournables. Medvedev reconnaît toutefois lui-même les limites de cette idée.

Les freins économiques, un obstacle structurel

Sur le plan économique, le Russe est lucide. Il estime qu'une telle réforme se heurte à une réalité difficile à contourner : les licences des tournois existants représentent des intérêts financiers considérables, et l'ATP n'a pas les moyens de les racheter. Les tournois concernés, de leur côté, n'ont aucune raison de renoncer volontairement à leurs revenus.

Ce que le score ne dit pas toujours, c'est que la compétition pour les points se joue aussi en dehors du court. Medvedev l'a dit clairement : il lui est arrivé l'an passé de disputer sept tournois consécutifs sans motivation particulière, simplement pour engranger des points au classement. Un engrenage que la réforme qu'il appelle de ses vœux vise précisément à casser.

Le classement, une pression qui ne touche pas les mêmes

En marge de la question du calendrier, Medvedev a aussi évoqué la réalité du classement ATP selon le rang occupé. Sa position est claire : les joueurs situés entre la 11e et la 13e place mondiale subissent une pression bien plus forte que ceux installés dans le top 3. Ces derniers disposent d'une marge de sécurité qui leur permet de gérer leur calendrier avec plus de sérénité.

Un indicateur intéressant que reflète sa propre situation. Classé 11e, Medvedev se trouve dans cette zone intermédiaire où chaque point compte davantage, et où l'absence à un tournoi se paie plus cher au classement qu'elle ne le ferait pour un joueur solidement ancré dans le top 5.

Dubai, une étape pour revenir dans le top 10

Sur le plan sportif, le Russe a affiché un objectif précis pour le tournoi de Dubai : retrouver le top 10 mondial. Il espère y produire un niveau de jeu suffisant pour franchir ce seuil symbolique, qui lui échappe actuellement d'une place.

Pour y parvenir, il devra enchaîner les victoires dans un tableau où la concurrence reste dense. Après Dubai, la saison sur surface dure se poursuivra avec Indian Wells et Miami, deux Masters 1000 où les points en jeu — et les attentes — seront nettement plus élevés.

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