Daniil Medvedev a pris la parole sur les effets de sa collaboration avec son nouveau staff technique. Le Russe, actuellement 11e mondial, pointe le service comme secteur clé de sa progression depuis l'arrivée de Thomas Johansson et Rohan Goetzke à ses côtés.
Un changement de staff assumé, des résultats qui suivent
Daniil Medvedev a mis fin à sa collaboration avec Gilles Cervara — son entraîneur de longue date — à la suite d'une défaite au premier tour de l'US Open l'an dernier. Un choix fort, à un moment charnière. Derrière cette décision : la conviction que quelque chose devait changer pour retrouver le niveau qui l'avait porté au sommet.
Thomas Johansson et Rohan Goetzke ont pris le relais. Depuis, Medvedev a remporté trois titres. Le signal est clair : le changement a produit ses effets, au moins sur le plan des résultats.
Le service, chantier prioritaire avec le nouveau staff
Dans un entretien accordé à Tennis Bolshoi, Medvedev a détaillé les axes de travail mis en place avec son équipe. Il a identifié le service comme l'amélioration la plus significative. C'est là que ça se joue, selon lui : cette arme est à la fois un chantier en cours et l'un des fondements de son jeu.
Ce focus sur le service n'est pas anodin. C'est un choix stratégique délibéré, pas une réponse à l'urgence. Medvedev reconnaît que le travail continue, mais il parle de ce secteur avec une confiance mesurée, sans excès.
Une relecture lucide d'une période difficile
Le Russe a également replacé ses titres de 2026 dans une perspective plus large. Il a rappelé qu'avant cette période, une finale en Grand Chelem, une finale à Indian Wells et un demi-finale à Miami figuraient au bilan — des performances que certains auraient tendance à sous-estimer faute de trophée au bout.
« Tout est relatif. Si vous prenez les 12 derniers mois avant les titres, c'était assez modeste. Mais si vous prenez l'ensemble des 29 [années], il y avait une finale en Grand Chelem, une finale à Indian Wells, une demi-finale à Miami, ce qui peut être comparé aux titres que je viens de remporter, voire même meilleur à certains égards. »
Il a même posé la question à voix haute : aurait-il préféré une finale à l'Open d'Australie cette année, ou ses deux titres 2026 ? Sa réponse, honnête, est qu'il aurait du mal à trancher. Ce type de recul, rare chez un joueur en exercice, dit quelque chose sur son état d'esprit actuel.
Un socle retrouvé, des ambitions intactes
Medvedev est explicite : il vise les grands tournois. Pas les Challengers, pas les petites semaines de calendrier. Son objectif affiché est de « progresser encore et remporter des tournois majeurs ». La formule est sobre, mais elle résume tout.
Le calendrier va maintenant offrir les premières indications concrètes. Sa défaite récente contre Griekspoor s'inscrit dans un calendrier dense où l'essentiel des matchs récents s'est conclu par des victoires. Les semaines qui viennent diront si le socle technique travaillé avec Johansson et Goetzke tient dans les grands moments — là où un 11e mondial doit aller chercher des points pour remonter.




