À Rome, Daniil Medvedev a validé son billet pour les quarts en dominant Thiago Agustin Tirante en huitième de finale. Sur la terre battue, il a fait parler son service avec 6 aces et s’est montré solide au moment de convertir les opportunités, en s’imposant 6-3, 6-2.
Daniil Medvedev a aussi profité de la conférence pour revenir sur Jannik Sinner, figure majeure du circuit. L’ambiance au micro a basculé quand il a évoqué la difficulté à le faire déjouer, tout en rappelant que « si Jannik perd, il ne faut pas être surpris ».
Medvedev a tranché en deux manches
Le match du 12 mai 2026 s’est joué sur un rythme clair. Medvedev a d’abord imposé ses points avec une première balle à 65 %, puis il a verrouillé les jeux quand il s’est rapproché du filet, enchaînant les frappes sans laisser d’espace à Tirante. Au total, il a converti 4 balles de break, là où Thiago Agustin Tirante n’en a converti qu’1.
Techniquement, on l’a vu sur les retours : dès que Tirante tentait de poser l’échange, Medvedev avançait pour accélérer l’échange au bon moment. Tirante a, lui, compté zéro ace et 3 doubles fautes, un signal qui a pesé dans les moments de tension. Le score final, 6-3, 6-2, a résumé l’écart d’efficacité.
Au micro, Medvedev a balayé l’idée d’une domination sans partage
Dans les tribunes de Rome, l’attention s’est aussi portée sur les mots de Medvedev. Il a rappelé que Sinner est difficile à battre, mais il a refusé l’idée d’une route tracée : « Il y a toujours une chance de battre Sinner, plus ou moins. Mais récemment, il a rarement un mauvais jour. Carlos et Novak peuvent le suivre. Si Jannik perd, ne soyez pas surpris. C’est le sport. »
Cette phrase a été accueillie avec un mélange de silence et de hochements de tête dans la salle. Jannik Sinner a, de son côté, remporté ses derniers matchs mentionnés : il a battu Pellegrino 6-2 6-3, Popyrin 6-2 6-0 et Zverev 6-1 6-2.
La raquette cassée, puis le calme
Medvedev a également raconté sa gestion des émotions ailleurs sur le circuit. À propos de Monte-Carlo, il a expliqué avoir cassé sa raquette, puis avoir compris que cela ne l’avait pas aidé. Le détail a frappé : il a décrit l’acte comme une erreur, avant de dire qu’il avait ensuite mis la raquette de côté pendant quelques jours.
Le geste était là, visible même à travers ses mots : après la frustration, il avait montré qu’il ne voulait plus laisser l’impulsivité décider. Sur le plan des chiffres du match à Rome, on a retrouvé cette recherche de maîtrise : 3 doubles fautes pour Medvedev, contre 3 pour Tirante, mais des balles de break mieux exploitées et 6 aces qui ont fait la différence.
Quarts à venir : Medvedev face à Sinner ?
La suite probable à Rome s’écrit déjà dans les conversations : Sinner a l’occasion de jouer contre Andrey Rublev en quarts. Pour Medvedev, le focus est désormais sur le prochain tour, avec l’enjeu immédiat de rester dans le tableau après cette victoire en huitième de finale du 12 mai 2026. En cas de rendez-vous, il faudra que Medvedev reproduise la qualité de première balle (65 %) et la capacité à convertir les opportunités, surtout sur une surface où chaque jeu d’avance se paie cash.




