Avant leurs trois confrontations professionnelles en 2026, Victoria Mboko et Mirra Andreeva se connaissaient déjà depuis les circuits juniors. La Canadienne a raconté comment la Russe lui avait envoyé un message d'anniversaire le lendemain d'une défaite, il y a cinq ans — une anecdote qui éclaire autrement la rivalité naissante entre les deux joueuses.
Un message inattendu après une défaite
Mirra Andreeva et Mboko se sont découvertes en juniors bien avant de se retrouver sur le circuit WTA. À environ 14 ans, Mboko perdit en deux sets face à la Russe dans un match junior. Ce qui suivit la surprit davantage que la défaite elle-même.
Le lendemain, dans l'avion qui la ramenait chez elle, Mboko reçut un message d'Andreeva — un message d'anniversaire, alors que les deux joueuses ne s'étaient jamais parlé auparavant. Sur le podcast The Changeover, la Canadienne se souvint :
« Elle venait de me battre si facilement, et je ne pouvais pas m'en empêcher — je me suis dit : c'est une fille adorable. »
Cette attention inattendue marqua le début d'une relation qui dépassa rapidement le simple cadre de la rivalité sportive.
Des entraînements communs, une connaissance mutuelle profonde
Après cet échange, Mboko expliqua que les deux joueuses commencèrent à s'entraîner régulièrement ensemble sur le circuit junior. « À chaque tournoi après ça, on a commencé à taper beaucoup plus ensemble. À un moment, je ne m'entraînais qu'avec elle dans les tournois juniors », confia-t-elle. Ce volume de travail partagé explique en partie pourquoi leurs matchs professionnels donnent l'impression d'un face-à-face entre deux joueuses qui se lisent à livre ouvert.
Ce que le score ne dit pas toujours, les trajectoires communes le révèlent : Mboko et Andreeva ont construit une connaissance mutuelle rare, bien avant que les enjeux professionnels n'entrent en jeu.
Trois confrontations professionnelles, deux surfaces, des écarts marqués
Leur rivalité sur le circuit WTA en 2026 illustre cette familiarité de long terme. Lors de la finale de l'Adelaide International, Andreeva (#10 mondiale) s'imposa 6-3, 6-1 face à la Canadienne. Mboko prit ensuite sa revanche à Doha et Miami, confirmant une tendance à des écarts nets dans leurs confrontations.
Le dernier affrontement en date, en demi-finale à Linz sur terre battue le 11 avril, offrit un dénouement inverse : Andreeva s'imposa 6-4, 6-1. Sur le plan statistique, Andreeva afficha un taux de première balle de 73 % contre 64 % pour sa rivale, mais Mboko ne convertit que 2 % de ses balles de break — un indicateur qui résume à lui seul l'inefficacité offensive de la Canadienne dans ce match.
Une suite à suivre
Après sa défaite en demi-finale face à Andreeva, Mboko devra rebondir sur les prochaines étapes du calendrier. Son expérience accumulée aux côtés d'Andreeva en juniors — entraînements réguliers, compréhension mutuelle profonde — reste un atout précieux pour sa progression. Leur quatrième confrontation professionnelle, si elle a lieu, sera attendue avec une attention particulière — cinq ans d'histoire commune, depuis ce message d'anniversaire inattendu jusqu'aux trois affrontements de 2026, garantissent au moins ça.




