Iva Jovic a débuté sa saison sur terre battue par une victoire nette face à Alycia Parks, 6-3 6-2, au premier tour du tournoi de Charleston le 1er avril 2026. La 18e mondiale, tête de série n°4, n'a laissé que peu d'espace à sa compatriote américaine après un premier jeu difficile.
Une entame chaotique, une réponse immédiate
Jovic concéda son service dès le premier jeu. Ce départ raté aurait pu installer le doute. Il n'en fut rien. La jeune Américaine enchaîna quatre jeux consécutifs pour s'emparer rapidement du contrôle et mener 4-1. Elle conclut ensuite la manche sur son service dans le sixième jeu.
Le deuxième set suivit la même logique. Jovic prit le service de Alycia Parks dès le troisième jeu, puis à nouveau dans le septième pour mener 5-2. Elle conclut sur son service au huitième jeu. Voir le détail du match.
La terre verte, un chantier devenu terrain de jeu
Ce que Jovic a dit en conférence de presse avant le tournoi mérite qu'on s'y attarde. Elle l'a admis sans détour : pendant longtemps, elle ne savait tout simplement pas glisser sur terre.
« Je ne savais pas du tout comment glisser sur terre. Je ne savais rien. J'ai beaucoup travaillé ces deux dernières années pour me sentir plus à l'aise, et je pense qu'aujourd'hui je suis dans une bien meilleure position. »
Ce type d'aveu, rare chez une joueuse de son rang, dit quelque chose sur la gestion de sa progression. Plutôt que de masquer une lacune, elle l'a identifiée et l'a travaillée méthodiquement. La victoire du jour en est une illustration directe.
Elle a également précisé son rapport à la surface spécifique de Charleston : la terre verte, plus rapide que la terre battue rouge, lui convient. L'an dernier, elle avait remporté un tournoi sur cette surface — un événement ITF, certes, mais une référence qui ancre sa confiance dans ce contexte.
Le choix de Charleston : une programmation réfléchie
Jouer Charleston avant de basculer vers la terre rouge européenne, c'est une décision stratégique classique mais pas anodine. La terre verte sert de transition. Elle s'éloigne des conditions du dur tout en préparant progressivement le corps et les appuis aux exigences de Roland-Garros.
Pour Jovic, qui a déclaré travailler depuis deux ans sur son jeu sur terre, ce calendrier prend tout son sens. Charleston n'est pas un tournoi de passage — c'est un tournoi de construction. Et débuter par une victoire en deux sets nets, sans perdre la tête après un premier jeu concédé, valide cette logique.
Parks, classée au-delà du top 90, représentait un premier test gérable mais pas anodin. La tête de série n°4 a répondu avec sérieux.
La suite : Andreescu ou Kenin en huitièmes
Jovic attend désormais en quarts de finale la vainqueure du match entre Bianca Andreescu et Sofia Kenin. Les deux joueuses se connaissent bien le circuit et représenteront un obstacle autrement plus relevé. C'est là que ça se joue pour Jovic : confirmer que sa progression sur terre est réelle, pas conjoncturelle. La question de savoir jusqu'où elle peut aller à Charleston — et ensuite sur la terre européenne — se posera très concrètement dès le prochain tour.




