Après un début de saison compliqué à l’Australian Open et à Doha, Jannik Sinner a enchaîné cinq victoires consécutives sur le circuit Masters 1000. L’Italien a notamment remporté la finale à Rome sur le Centrale du Foro Italico, et a profité de ce printemps pour remettre le rapport de force à son avantage.
Après Indian Wells, Sinner a signé une série de succès marquants qui l’ont mené jusqu’au dernier acte à Rome. Sur cette séquence, il a battu Casper Ruud 6-4 6-4, puis a dominé Daniil Medvedev 6-2 5-7 6-4, avant de poursuivre avec une victoire contre Andrey Rublev 6-2 6-4. Dans le même enchaînement, il a aussi pris le dessus sur Lorenzo Sonego 6-2 6-4 et sur Gianluca Pellegrino 6-2 6-3, puis sur Alexei Popyrin 6-2 6-0.
Rome : l’instant où la pression a changé de camp
À la fin de la finale à Rome, remportée par le Tyrol du Sud face à Casper Ruud, Simone Vagnozzi a parlé avec satisfaction de la façon dont Sinner a géré l’enjeu sur le Centrale du Foro Italico. Il a souligné le poids de la situation, puis le fait que le joueur ait continué à gagner malgré la pression.
Le coach a aussi rappelé le point de départ de leur aventure : « En 2022, j’ai commencé cette aventure avec Jannik », a-t-il expliqué, en soulignant la rapidité avec laquelle les résultats sont arrivés. À ses yeux, ce n’était pas seulement une question de niveau, mais un travail collectif mené avec une motivation plus large que la simple place de numéro un.
Un schéma clair : enchaîner sans laisser de fenêtre
Dans ce bloc de matches, ce qui ressort d’abord, ce sont les scores eux-mêmes : Sinner a souvent imposé un rythme qui lui a permis de rester maître des échanges. Contre Ruud, il a pris le contrôle très tôt avec 6-4 6-4. Contre Medvedev, il a rendu une copie plus hachée, avec un 5-7 au deuxième set, mais il a refermé derrière avec 6-4 dans le troisième.
Ce schéma de construction—garder la main sur la répétition des coups efficaces, puis conclure quand l’adversaire décroche—a été le fil rouge. Face à Rublev, il a maintenu une domination nette avec 6-2 6-4, puis il a continué à sécuriser ses prises de décision sur des scores qui ne laissaient que peu de place aux retournements.
La bascule du calendrier : repos puis Roland-Garros
Après Rome, Vagnozzi a évoqué quelques jours pour récupérer avant l’étape décisive de Roland-Garros. Le tournoi parisien a été présenté comme un objectif majeur pour le Tyrol du Sud, avec l’idée de compléter un Grand Chelem en carrière.
Le tableau de Wimbledon a aussi été évoqué : Sinner y sera attendu comme grand favori, mais Carlos Alcaraz ne participera pas à la quinzaine en raison d’une blessure au poignet. À ce stade, l’enjeu immédiat pour Sinner a surtout été de conserver son niveau sur la période la plus exigeante du calendrier.
La suite logique le mènera donc directement vers Roland-Garros 2026, avec une première échéance à venir sur le court de Paris. Les points à défendre se joueront sur la capacité de Sinner à reproduire, match après match, ce contrôle des moments clés qui a fait la différence à Rome.




