Dans un entretien accordé lors de la présentation de son nouveau documentaire, Novak Djokovic a reconnu qu’il réfléchissait de plus en plus à l’après-carrière, à l’image des mots d’Andre Agassi. À 39 ans, le Serbe a dit sentir que « le temps » se rapprochait, tout en affirmant qu’il se voyait encore capable de rivaliser au plus haut niveau. Sur le court, on l’a vu poursuivre ses enchaînements avec un corps très stable, prêt à repartir au premier appui dès que la balle décrochait.
Agassi, les légendes et le moment qui approche
Djokovic a expliqué qu’il aimait écouter les grandes figures du passé, non seulement pour leur tennis, mais pour leur façon d’aborder la vie après les carrières. Dans sa réflexion, il a mis en avant la manière dont ces anciens respectent le sport et savent gérer l’étape suivante. Il a ensuite commenté une phrase d’Andre Agassi dans son documentaire, en la jugeant juste.
Le Serbe a notamment rappelé ce que l’Américain lui avait lancé :
Il a dit y penser souvent, affirmant qu’il n’existait pas, selon lui, de manière parfaite de prendre sa retraite. Sur le plan physique, il a aussi reconnu que les exigences ne lui laissaient plus la même marge qu’avant, notamment sur les formats qui demandent une endurance prolongée.« Je ne sais pas quand la fin arrivera pour Novak, mais je suis absolument certain qu’elle arrivera très vite. »
Le corps plus lent, l’espoir intact
À l’entraînement comme en match, Djokovic a décrit une réalité : son corps ne récupérait plus au même rythme. Il a admis que cela rendait plus délicat l’acceptation de certains résultats contre Jannik Sinner et Carlos Alcaraz, même s’il a rappelé qu’il se pensait à leur niveau. Quand il se plaçait pour frapper, on le sentait attentif à son tempo : le buste restait aligné, prêt à transférer le poids à l’instant du contact sur un coup droit, puis à repartir immédiatement vers le centre.
Il a aussi insisté sur la nécessité de gérer sa forme et de protéger son organisme à des moments précis. Dans son discours, le choix du calendrier a donc pris une dimension claire : il s’est concentré sur les Grands Chelems. Son objectif a été formulé sans détour, avec l’idée de viser un nouveau titre majeur.
Une priorité : les Grands Chelems, pas les demi-mesures
Djokovic a reconnu que les efforts liés aux matchs au long format, notamment ceux joués en cinq sets aux tournois du Grand Chelem, devenaient plus difficiles à supporter. Il a ajouté que, malgré tout, il ne prévoyait pas de quitter le circuit avant de donner le maximum à l’US Open. Ensuite, la décision sur la fin de carrière se ferait, selon lui, d’un tournoi à l’autre.
Sur ses derniers matchs, le Serbe a alterné des issues nettes : il a perdu contre Sinner 4-6 4-6 4-6 puis a battu Auger-Aliassime 7-6(10) 3-6 6-3 6-7(4) 7-6(4). Il a ensuite battu Safiullin 7-6(6) 6-3 3-6 6-3, avant de battre Rinderknech 7-5 6-4 1-6 7-6(4) et de battre Tsitsipas 6-3 6-4 6-2.
La suite : l’US Open et la gestion de l’après
La prochaine échéance pour Novak Djokovic a été posée : l’US Open, où il veut être au meilleur niveau. Son approche s’est calée sur une logique de calendrier : protéger le corps, rester compétitif et décider ensuite, tournoi après tournoi, du moment exact où il faudra passer à autre chose. Pour lui, la trajectoire ne s’est pas fermée ; elle s’est simplement raccourcie, avec la sensation que l’heure tourne.




