Interview

Djokovic pense souvent à l’après-carrière d’Agassi

Novak Djokovic a reconnu, lors de la présentation de son documentaire, penser de plus en plus à l’après-carrière. Il a commenté une prédiction d’Andre Agassi.

Lena Kovac
0 vues
23 juillet 2026
3 min
fr
Djokovic pense souvent à l’après-carrière d’Agassi

Dans un entretien accordé lors de la présentation de son nouveau documentaire, Novak Djokovic a reconnu qu’il réfléchissait de plus en plus à l’après-carrière, à l’image des mots d’Andre Agassi. À 39 ans, le Serbe a dit sentir que « le temps » se rapprochait, tout en affirmant qu’il se voyait encore capable de rivaliser au plus haut niveau. Sur le court, on l’a vu poursuivre ses enchaînements avec un corps très stable, prêt à repartir au premier appui dès que la balle décrochait.

Agassi, les légendes et le moment qui approche

Djokovic a expliqué qu’il aimait écouter les grandes figures du passé, non seulement pour leur tennis, mais pour leur façon d’aborder la vie après les carrières. Dans sa réflexion, il a mis en avant la manière dont ces anciens respectent le sport et savent gérer l’étape suivante. Il a ensuite commenté une phrase d’Andre Agassi dans son documentaire, en la jugeant juste.

Le Serbe a notamment rappelé ce que l’Américain lui avait lancé :

« Je ne sais pas quand la fin arrivera pour Novak, mais je suis absolument certain qu’elle arrivera très vite. »

Il a dit y penser souvent, affirmant qu’il n’existait pas, selon lui, de manière parfaite de prendre sa retraite. Sur le plan physique, il a aussi reconnu que les exigences ne lui laissaient plus la même marge qu’avant, notamment sur les formats qui demandent une endurance prolongée.

Le corps plus lent, l’espoir intact

À l’entraînement comme en match, Djokovic a décrit une réalité : son corps ne récupérait plus au même rythme. Il a admis que cela rendait plus délicat l’acceptation de certains résultats contre Jannik Sinner et Carlos Alcaraz, même s’il a rappelé qu’il se pensait à leur niveau. Quand il se plaçait pour frapper, on le sentait attentif à son tempo : le buste restait aligné, prêt à transférer le poids à l’instant du contact sur un coup droit, puis à repartir immédiatement vers le centre.

Il a aussi insisté sur la nécessité de gérer sa forme et de protéger son organisme à des moments précis. Dans son discours, le choix du calendrier a donc pris une dimension claire : il s’est concentré sur les Grands Chelems. Son objectif a été formulé sans détour, avec l’idée de viser un nouveau titre majeur.

Une priorité : les Grands Chelems, pas les demi-mesures

Djokovic a reconnu que les efforts liés aux matchs au long format, notamment ceux joués en cinq sets aux tournois du Grand Chelem, devenaient plus difficiles à supporter. Il a ajouté que, malgré tout, il ne prévoyait pas de quitter le circuit avant de donner le maximum à l’US Open. Ensuite, la décision sur la fin de carrière se ferait, selon lui, d’un tournoi à l’autre.

Sur ses derniers matchs, le Serbe a alterné des issues nettes : il a perdu contre Sinner 4-6 4-6 4-6 puis a battu Auger-Aliassime 7-6(10) 3-6 6-3 6-7(4) 7-6(4). Il a ensuite battu Safiullin 7-6(6) 6-3 3-6 6-3, avant de battre Rinderknech 7-5 6-4 1-6 7-6(4) et de battre Tsitsipas 6-3 6-4 6-2.

La suite : l’US Open et la gestion de l’après

La prochaine échéance pour Novak Djokovic a été posée : l’US Open, où il veut être au meilleur niveau. Son approche s’est calée sur une logique de calendrier : protéger le corps, rester compétitif et décider ensuite, tournoi après tournoi, du moment exact où il faudra passer à autre chose. Pour lui, la trajectoire ne s’est pas fermée ; elle s’est simplement raccourcie, avec la sensation que l’heure tourne.

Commentaires

0/2000
Chargement...