Novak Djokovic a décrit ce que lui font Jannik Sinner et Carlos Alcaraz sur le terrain. À 39 ans, le Serbe a reconnu vouloir les battre, tout en expliquant qu’il lui est parfois « vraiment difficile » de les affronter.
Il a aussi mis des mots sur le décalage physique avec ses années de jeunesse : il a dit qu’il avait l’impression de jouer contre lui-même, « 10 ou 15 ans » plus tôt, et que cela lui faisait mal. Dans ses propos, l’enjeu n’était pas seulement sportif : c’était une question de capacité à encaisser et à répondre, match après match, au plus haut niveau.
Le message de Djokovic : vouloir gagner, mais douter de la marge
Dans l’entretien qu’il a accordé aux médias, Novak Djokovic a assumé son objectif : battre le duo de la nouvelle génération. Il a toutefois insisté sur la difficulté, en expliquant qu’il fallait trouver de nouveaux moyens de se motiver, pour continuer à progresser et à rester performant.
« Je veux les battre tous les jours de la semaine ! Mais quand je les regarde, ils ont des styles différents… et cela me rappelle tellement le joueur que j’étais plus jeune. »
Le point central, c’était cette sensation de confrontation directe avec son passé. Il a reconnu qu’il savait « comment » faire, mais qu’il se demandait s’il en était capable aujourd’hui. Sur le plan mental, le message était clair : la rivalité l’a toujours poussé, mais elle exige désormais une adaptation permanente.
Sinner et Alcaraz : une rivalité qui ressemble à un miroir
Djokovic a expliqué que Carlos Alcaraz et Jannik Sinner lui renvoyaient l’image de ses propres années d’apprentissage. Il a aussi rappelé que, là où il y avait « trois » joueurs très différents dans l’ère précédente, il voit désormais deux profils qui dominent et qui le renvoient à ses fondamentaux.
En parallèle, ses derniers matchs ont montré qu’il restait capable de répondre, même quand le résultat n’allait pas dans son sens. Il a perdu contre Sinner 4-6 4-6 4-6, puis il a battu Auger Aliassime 7-6(10) 3-6 6-3 6-7(4) 7-6(4). Il a ensuite battu Safiullin 7-6(6) 6-3 3-6 6-3, Rinderknech 7-5 6-4 1-6 7-6(4) et Tsitsipas 6-3 6-4 6-2.
Ce n’était pas une tendance qu’il fallait lire : c’était une réalité de match, avec des scénarios qui variaient d’un adversaire à l’autre. Là où Djokovic a insisté, c’était sur la nécessité d’être prêt à chaque fois, physiquement et mentalement, sans pouvoir compter sur la même récupération qu’avant.
Le poids du corps : pourquoi la programmation change la donne
Le Serbe a mis en avant un facteur qui pèse sur les décisions : son corps ne supporte plus les mêmes exigences et récupère moins vite qu’à ses débuts. C’est là que ça se joue : dans la façon de gérer le volume, l’enchaînement et l’intensité, surtout contre des joueurs qui prennent tôt l’initiative.
On l’a vu dans sa façon de parler de « nouvelles » sources de motivation. Ce n’est pas une phrase de circonstance : à 39 ans, la gestion devient un objectif en soi. Dans ce type de rivalité, l’organisation du calendrier et la capacité à répéter les efforts pèsent autant que le talent.
Et si le prochain chapitre devait arriver, il ne sera pas théorique. La suite probable dépendra de son prochain adversaire et du moment où il devra frapper fort sans payer la facture au niveau de la récupération. Pour Djokovic, l’objectif reste de rester compétitif sur les grands rendez-vous, avec une marge de manœuvre plus étroite qu’avant.
Du côté des autres repères, Rafael Nadal a notamment perdu contre Van De Zandschulp 4-6 4-6, perdu contre Djokovic 2-6 6-7(5), puis a battu Fucsovics 6-1 4-6 6-4. Quant à Roger Federer, il a battu Norrie 6-4 6-4 5-7 6-4, perdu contre Hurkacz 3-6 6-7(4) 0-6, puis a battu Gasquet 7-6(1) 6-1 6-4, Mannarino 6-4 6-7(3) 3-6 6-2 0-0 RET et Sonego 7-5 6-4 6-2.




