Novak Djokovic a atteint sa 15e demi-finale à Wimbledon en 2026, avant de s’incliner en trois sets face à Jannik Sinner, numéro 1 mondial. Depuis le gazon de l’All England Club, le Serbe a confié la tension mentale qui l’a accompagné dans les derniers instants de sa course, tout en affirmant qu’il espérait rejouer au moins une fois à Londres.
Dans l’ombre des tribunes, Djokovic a laissé filtrer une idée simple : rester compétitif quand la barre monte à chaque génération. Il a aussi admis que ses propres attentes restaient “extraordinairement” élevées, même après des parcours qui feraient le bonheur de beaucoup. Sur un service lancé à hauteur de hanche, il a aussi montré ce qui le caractérise : une posture stable, buste légèrement en avant, puis un coup sec qui cherche la ligne, geste après geste, jusqu’à ce que le rythme retombe.
Un Wimbledon qui se termine net
À Wimbledon, Djokovic a vécu le même scénario que bien des soirs de fin de tournoi : la balle quitte la raquette plus vite, l’échange se resserre, et chaque faute pèse davantage. Contre Sinner, il a cédé en trois manches, sur un score de 6-4 6-4 6-4. Le public a attendu un déclic, mais le rythme a basculé côté numéro 1, et le dernier jeu a sonné comme une clôture.
Avant ce rendez-vous londonien, Djokovic avait pourtant enchaîné des matchs aux profils très différents. Il a battu Auger Aliassime 7-6(10) 3-6 6-3 6-7(4) 7-6(4), puis Safiullin 7-6(6) 6-3 3-6 6-3. Plus tôt, il avait aussi tenu face à Rinderknech 7-5 6-4 1-6 7-6(4), avant de dominer Tsitsipas 6-3 6-4 6-2. Même quand la fin de match se tend, on l’a vu : Djokovic cherchait à imposer le tempo dès les premières frappes, avec un déplacement court vers l’avant pour prendre la balle tôt.
L’ambition, bénédiction et contrainte
Après la rencontre, le Serbe a posé le cadre de son “combat intérieur”. Il a expliqué qu’il voulait encore jouer Wimbledon, au moins une fois, et qu’il jugeait le niveau de Sinner “au-dessus” du sien sur ce tournoi. Il a également pointé le décalage entre ce que le reste du circuit verrait comme un bilan très solide et ce que lui attend réellement.
« J’aimerais jouer Wimbledon au moins une fois de plus. »
Dans son analyse, Djokovic a rappelé que, sur les Grands Chelems récents, il avait souvent atteint les dernières étapes : quatre demi-finales en 2025, puis un bilan qui lui a permis d’être finaliste à l’Open d’Australie en 2026 et demi-finaliste à Wimbledon à 39 ans. Malgré tout, il a reconnu que ces résultats ne suffisaient pas à calmer ses exigences, parce que sa référence reste celle des victoires répétées.
On l’a senti dans sa façon de répondre : pas de rupture, pas de “tout est fini”, mais un équilibre à maintenir. Il a décrit cette tension comme une force et une charge à la fois : vouloir rester dans la course, tout en acceptant que l’âge change la préparation. Sur le court, ce mélange se voyait aussi dans ses déplacements : des appuis rapides pour se replacer après chaque échange, puis une accélération courte pour repartir vers l’impact.
Préparer la suite : l’US Open en ligne de mire
Djokovic a aussi évoqué le prix à payer pour rester candidat aux titres majeurs. Les semaines de préparation avant les Grands Chelems demandent beaucoup : récupérer d’éventuels pépins, encaisser les douleurs physiques et maintenir le niveau de forme nécessaire. Il a toutefois insisté sur une idée : sa passion pour la compétition n’a pas changé, et son envie de se battre pour les plus grands trophées reste intacte.
Après Wimbledon, le Serbe a indiqué qu’il s’accorderait une pause pour recharger ses batteries et préparer un nouveau Grand Chelem à New York. L’US Open 2025 l’avait vu demi-finaliste, face à Carlos Alcaraz, et Djokovic a exprimé son souhait d’y rejouer un parcours profond.
La prochaine étape se dessinera donc à l’US Open : Djokovic visera à défendre des points dans un tournoi où il avait déjà atteint le dernier carré, tandis que Sinner, lui, cherchera à prolonger son rôle de numéro 1 après ce succès à Wimbledon. Pour le prochain match de Djokovic, le calendrier précis dépendra du tirage du tableau principal.




