Interview

Daniil Medvedev craint le stress des contrôles antidopage

Sanctionnée pour avoir refusé un contrôle antidopage hors compétition, Marketa Vondrousova a déclenché une vive polémique. Daniil Medvedev estime que chaque joueur ressent du stress au moment du test.

Nicolas Besson
30 juin 2026
3 min
Daniil Medvedev craint le stress des contrôles antidopage

Quatre ans, c’était la sanction infligée à Marketa Vondrousova après un refus de contrôle antidopage. Dans la foulée, Daniil Medvedev a expliqué que, pour lui, tout joueur ressent une pression au moment de répondre à une notification de test.

Daniil Medvedev a été clair : l’arrivée d’un agent chargé d’un contrôle déclenchait systématiquement du stress, même avant toute question de volonté de tricher. Il a aussi estimé qu’un joueur décidé à se doper trouverait « un autre moyen », tout en disant ne pas connaître les détails de chaque dossier.

Le cas Vondrousova et la logique d’un refus

La décision a été prise par l’instance d’intégrité du tennis, après une audience indépendante. Dans les faits rapportés, l’agent a effectué un contrôle hors compétition, non annoncé, au domicile de la joueuse le 3 décembre 2025 vers 20 h, et Marketa Vondrousova a refusé de fournir un échantillon.

Le cadre appliqué assimilait le refus à un résultat positif, avec une pénalité maximale pouvant aller jusqu’à quatre ans. Le tribunal a toutefois estimé que les raisons invoquées n’ont pas constitué une justification juridiquement convaincante : l’argumentation n’a pas effacé le caractère du refus et la signature d’un formulaire correspondant.

Le message de Medvedev : « vous ne dites jamais non »

Dans ses propos, Daniil Medvedev a d’abord insisté sur la mécanique immédiate ressentie par les joueurs. Il a décrit le moment où il faut vérifier si les informations de localisation sont bien à jour, puis répondre à la porte, sans pouvoir dire non.

« Quand quelqu’un frappe à votre porte pour un contrôle antidopage, cela crée toujours une certaine forme de stress. Vous vérifiez si vous avez correctement mis à jour vos informations de localisation, vous ouvrez la porte, et vous ne dites jamais non », a déclaré le Russe.

Il a aussi ajouté qu’il pouvait comprendre une réaction liée à une période personnelle compliquée, tout en rappelant que les contrôles n’étaient « pas une situation facile pour un joueur ». En parallèle, il a exprimé son incompréhension face à la sévérité du traitement, en soulignant qu’il ne connaissait pas tous les détails de chaque dossier.

Sur la route, un calendrier à gérer après ces débats

Les échanges autour de l’affaire Vondrousova ont pris de l’ampleur, avec des comparaisons faites par des joueuses évoquant des sanctions jugées plus légères ailleurs, et une discussion plus large sur le système de « whereabouts » et les contrôles tardifs. Pour Medvedev, la réalité reste la même : quel que soit le dossier, le jour J, l’irruption d’un contrôle hors compétition pèse sur les joueurs.

Sur le terrain, Daniil Medvedev a aussi livré des résultats récents qui rappellent que la gestion de ces sujets se fait en parallèle du jeu. Sur ses cinq derniers matchs, il a battu Cilic 6-1 6-2 6-4, a perdu contre Altmaier 4-6 7-6(6) 4-6, a battu Atmane 6-4 6-4, a battu Etcheverry 6-3 6-4, puis a perdu contre Majchrzak 6-7(4) 1-6.

La prochaine étape pour Medvedev dépendra du calendrier qui suit ces discussions et du prochain match à disputer, avec l’enjeu immédiat de rester compétitif à chaque tour du tableau principal. Pour l’heure, le dossier Vondrousova a surtout mis en tension la relation entre joueurs et instances, et il a remis sur la table la question de la manière dont les contrôles sont organisés.

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