Flavio Cobolli a remporté le tournoi ATP 500 d'Acapulco en février 2026, devenant le premier joueur italien à s'imposer dans cette compétition. Une victoire en finale contre Frances Tiafoe qui marque un tournant dans la saison du Romain, mais son père et entraîneur Stefano tempère les attentes : le titre de champion reste encore à construire.
Acapulco, premier jalon majeur d'une saison contrastée
Le début de saison 2026 ne s'était pas passé comme prévu. Gêné par un problème intestinal lors de l'Open d'Australie, Flavio Cobolli avait été éliminé dès le premier tour, avant de produire des performances en dessous de ses capacités dans les tournois suivants. C'est au Mexique que le Romain a retrouvé son meilleur niveau.
À Acapulco, il a successivement battu Miomir Kecmanovic en demi-finale — le Serbe qui avait lui-même écarté Alexander Zverev, tête de série numéro un — puis Frances Tiafoe en finale sur le score de 7-6(4) 6-4. Ce titre lui a permis d'atteindre son meilleur classement ATP.
Un père lucide sur les limites de son fils
Dans un entretien accordé à SuperTennis, Stefano Cobolli a analysé avec franchise la progression de son fils. Il ne s'est pas laissé emporter par l'euphorie du titre mexicain.
« Flavio a toujours été un joueur déterminé, qui voulait gagner des matchs et des tournois. On ne peut pas encore l'appeler un champion, mais il peut le devenir à l'avenir. Pour devenir un vrai champion, il faut une continuité de résultats qu'il n'a pas encore. »
Stefano a également rappelé les réussites de l'année écoulée : un titre à Hambourg, un à Bucarest, un quart de finale à Wimbledon et une victoire en Coupe Davis à Bologne. Des repères concrets, que le père-entraîneur nuance aussitôt en pointant la nécessité de comprendre les raisons de certaines défaites récentes.
Le Top 10 en ligne de mire à Indian Wells
20e mondial à l'entame du Masters 1000 d'Indian Wells, Cobolli entre en lice en Californie pour le premier tournoi de la catégorie de la saison sur surface dure. Son premier adversaire sera le vainqueur du match entre Miomir Kecmanovic et Daniel Altmaier — un tirage au premier tour qui le replonge dans l'ambiance d'Acapulco, où il avait déjà croisé le Serbe.
Ce que le score d'Acapulco ne dit pas entièrement, c'est la question de la régularité. Les données de ses cinq derniers matchs illustrent précisément ce que son père pointe : des victoires contre Tiafoe d'un côté, des défaites contre Marozsan, Struff et Tirante de l'autre. Un tableau hétérogène qui résume bien le défi qui attend le joueur de 23 ans.
L'entrée dans le Top 10 figure désormais comme l'objectif déclaré. À Indian Wells, où les points distribués sont parmi les plus importants du circuit, un parcours profond serait le meilleur argument pour confirmer qu'Acapulco n'était pas un accident de calendrier. Le chemin commence dès ce premier tour contre Kecmanovic ou Altmaier.




