Interview

Berrettini explique son choix de jouer à Cagliari

Matteo Berrettini a choisi un Challenger à Cagliari pour retrouver sensations et sérénité mentale après sa sortie prématurée à Madrid. Il a battu Patrick Kypson en trois sets.

Julien Doucet
28 avril 2026
4 min
Berrettini explique son choix de jouer à Cagliari

Matteo Berrettini a opté pour un ATP Challenger à Cagliari après une élimination prématurée au Mutua Madrid Open, afin de retrouver ses sensations et une sérénité mentale. L’Italien, classé #92, a lancé son tournoi en s’imposant contre Patrick Kypson en trois sets, dans un match d’environ trois heures.

Matteo Berrettini a donc choisi une voie pragmatique. Après avoir manqué l’Australian Open malgré sa présence à Melbourne Park, il a dû composer avec des contraintes physiques et a enchaîné des défaites face à des adversaires présentés comme inférieurs. À Rome et à Madrid, le contexte a rendu le besoin de reconstruction encore plus concret : au Mutua Madrid Open, il a été sorti trop tôt, alors que ses repères semblaient favorables à son jeu.

Cagliari, un choix pour retrouver le rythme

Berrettini a expliqué qu’il avait eu quelques jours pour s’adapter aux conditions. Il a aussi insisté sur l’objectif : retrouver son meilleur tennis et la « bonne » sérénité mentale, plutôt que de se focaliser sur les résultats à court terme. Son choix a été guidé par une logique simple : jouer devant son public à Cagliari pour travailler, match après match, sur ce qui lui manquait.

Dans ce cadre, la première sortie du tournoi comptait autant que le score. Face à Patrick Kypson, il a gagné en trois manches, après un combat d’environ trois heures et surtout après avoir récupéré un retard de break dans le set décisif. Ce type de scénario traduit une capacité à réagir, au moment où le match bascule d’un côté ou de l’autre.

Un match qui basculait : du retard à la maîtrise

Dans la rencontre du jour à Cagliari, Berrettini a dû d’abord encaisser la résistance adverse. Kypson a rendu les échanges difficiles, comme l’indique la structure finale du match, où le dernier set a été un moment clé. Le fait marquant reste cette récupération : après avoir été en difficulté au service et dans la continuité du point, l’Italien a trouvé une manière de revenir et de conclure.

Pour comprendre le poids de cette victoire, il faut aussi regarder les repères récents de chaque joueur, sans en tirer de conclusion générale. Avant ce match, Berrettini a notamment battu Medvedev (6-0 6-0) et Bautista Agut (4-0), mais il s’est aussi incliné face à Buse (7-6(5) 6-7(7) 6-4). De son côté, Kypson a perdu contre Tsitsipas (3-6 7-6(6) 7-6(4)), a été battu par Basilashvili (6-7(2) 7-6(3) 6-4), et a aussi gagné contre Gea (6-1 6-4) et Kouame (6-2 6-2).

Le calendrier : Rome et Roland-Garros en ligne de mire

La décision de jouer à Cagliari s’inscrivait dans un calendrier clair. Berrettini a expliqué qu’il devait regagner des repères avant le Rome Masters 1000 et Roland Garros. L’idée n’était pas seulement de s’offrir des matches, mais de retrouver une sensation globale cohérente : construction, gestion des moments clés, et capacité à rester calme quand le match se tend.

À ce stade, la valeur de Cagliari a aussi un sens pratique : l’Italien a la possibilité de jouer plusieurs rencontres devant son public. Il a d’ailleurs rappelé qu’il aimait le tennis et qu’il ne voulait pas trop penser aux résultats à ce moment de sa carrière. Ce positionnement explique pourquoi le Challenger a été choisi après la déception à Madrid.

Kypson, un adversaire qui a aussi cherché sa stabilité

Pour Patrick Kypson, la journée a montré à quel point chaque détail compte dans un match à trois sets. Les résultats récents fournis indiquaient déjà un profil capable d’alterner les issues : il a gagné contre Gea (6-1 6-4) et Kouame (6-2 6-2), mais il a aussi perdu contre Ofner (6-4 6-4) et contre Tsitsipas (3-6 7-6(6) 7-6(4)).

Face à Berrettini, Kypson a notamment créé de la tension dans la durée, ce qui a rendu la récupération de l’Italien décisive. À ce niveau, le rapport de force ne se lit pas seulement dans le score : il se joue dans la capacité à tenir quand l’adversaire revient, puis à imposer son rythme au bon moment.

« Je décide de jouer ce tournoi pour trouver mon meilleur tennis et la bonne sérénité mentale », a expliqué Berrettini.

À Cagliari, la suite du parcours dira si Berrettini a transformé l’intention en continuité. Son prochain adversaire n’est pas encore précisé ici, mais l’enjeu est déjà net : il doit accumuler des matches et des repères avant le Rome Masters 1000 puis Roland Garros. Dans cette logique, chaque tour comptera pour sécuriser sa progression et aborder le printemps sur une base plus solide, avec un objectif de classement à court terme qui le concerne directement : il est actuellement #92.

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