Andrea Pellegrino a enchaîné une marche en avant à Rome, au point d’obtenir un duel XXL contre Jannik Sinner, numéro 1 mondial, au Foro Italico. Le joueur italien, passé par les qualifications, a aussi rappelé un souvenir marquant de leur première confrontation : il avait alors été dominé sans partage.
Andrea Pellegrino est arrivé au Foro Italico avec un statut de qualifié et un objectif simple : saisir sa chance dans un tableau principal où chaque match peut changer le destin. Avant de défier Sinner, il a validé son ticket avec un succès contre Frances Tiafoe en huitièmes de finale, 7-6(8) 6-1. Un résultat qui a prolongé un parcours déjà dense : il avait débuté le tournoi avec quatre victoires ATP à son compteur et en a ajouté trois en terres italiennes.
Rome l’a propulsé au centre du court
Le match contre Tiafoe a posé le décor. Pellegrino a tenu le premier set, puis il a accéléré : 7-6(8) a laissé place à un 6-1 qui a coupé l’élan de son adversaire. Dans le même temps, son parcours à Rome a été construit par des résultats très différents, mais tous acquis : il a battu Arthur Fils 4-0, il a ensuite battu Nardi en 4-6 6-3 6-3, puis il a battu Landaluce 6-3 2-6 6-2, avant de dominer Gaston 6-1 6-3.
Ce n’était pas un tirage de routine : l’enjeu était le plus grand possible, puisque Sinner visait un nouvel objectif sur le Masters 1000 de Rome. Pour Pellegrino, l’enjeu était aussi de rester compétitif match après match, sans trop puiser dans ses réserves, afin d’arriver avec assez de marge au moment où la compétition passe au niveau supérieur.
Un passé commun, un écart déjà visible
La confrontation avec Jannik Sinner a ramené Pellegrino à 2019. Les deux Italiens s’étaient déjà affrontés fin mars 2019, en finale de Futures à Santa Margherita Di Pula. Sinner avait alors pris le dessus en 6-1 6-1 en 71 minutes.
Dans ses souvenirs, Pellegrino a insisté sur l’écart perçu dès l’époque, malgré la jeunesse de son adversaire. Il a aussi décrit ce qu’il attendait de la suite : une expérience à vivre, plutôt qu’un match à “gérer” au millimètre.
« Je me souviens parfaitement de m’être pris une terrible correction. Je ne me rappelle pas grand-chose d’autre, à part que j’ai perdu très facilement. Jannik était déjà un joueur très fort. »
Ce choix mental n’a rien d’accessoire. Quand tu joues contre le numéro 1, la pression peut t’écraser. Lui a construit une réponse : “essayer de s’amuser”. Et ça, sur un court comme le Center Court du Foro Italico, ça change la façon d’attaquer le premier échange.
Sinner, l’objectif clair à Rome
De son côté, Sinner est arrivé à Rome avec un parcours solide. Avant le duel contre Pellegrino, il a bat Popyrin 6-2 6-0, puis bat Ofner 6-3 6-4, avant de bat Zverev 6-1 6-2. Il a ensuite bat Arthur Fils 6-2 6-4, puis bat Jodar 6-2 7-6(0).
Sur un Masters 1000, ce genre de régularité pèse dans le rapport de force : tu ne donnes pas de fenêtres. Sinner a aussi un cadre d’objectif clair à Rome, puisque la compétition lui a ouvert la possibilité de viser un nouveau cap sur la durée.
La suite probable se jouait donc sur un détail : la capacité de Pellegrino à transformer la pression en énergie, sans laisser le match se refermer trop vite. Le prochain rendez-vous l’opposait à Jannik Sinner au Foro Italico, sur le Masters 1000 de Rome, avec un enjeu de taille pour le tableau principal : faire exister son nom jusqu’au bout, même face au meilleur.




