Daniil Medvedev a décroché son deuxième titre de la saison à Dubaï, s'imposant dans un tournoi ATP 500 dont la surface rapide a manifestement convenu à son jeu. Le Russe, actuellement 11e mondial, signe ainsi son 21e titre en carrière et renoue avec le succès dans un tournoi qu'il avait déjà remporté en 2023.
Une victoire sans finale jouée
Daniil Medvedev n'aura pas eu à disputer la finale. Son adversaire désigné, le Néerlandais Tallon Griekspoor, s'était blessé lors de sa demi-finale face à Andrey Rublev et ne fut pas en mesure de se remettre à temps. Le titre revint donc au Russe sur abandon avant même le dernier match.
Ce scénario n'enlève rien au parcours réalisé au fil de la semaine. La surface particulièrement rapide de Dubaï joua en sa faveur, et il traversa le tableau sans connaître de relâchement notable — une constance qui lui avait fait défaut lors des semaines précédentes à Rotterdam et Doha.
Un service retrouvé au cœur du rebond
Dans un entretien accordé au magazine russe Tennis Bolshoi, Medvedev a évoqué le travail mené depuis son changement de staff — il avait mis fin à sa longue collaboration avec le coach français Gilles Cervara en fin de saison dernière. C'est sur le service qu'il pointe les progrès les plus tangibles.
« Je sens que mon service s'est amélioré, et le service est probablement encore le coup le plus important au tennis — il vous donne cette confiance supplémentaire. [...] Ce qui s'est passé avant, ne pas gagner de titres pendant longtemps, c'était inhabituel. J'espère pouvoir continuer à en gagner davantage. »
Le service, dans son cas, ne se résume pas à la puissance brute. C'est d'abord un outil de placement : Medvedev l'utilise traditionnellement pour ouvrir le terrain et dicter les échanges depuis le fond de court. Qu'il sente ce coup plus maîtrisé est un signal concret, pas seulement rhétorique.
Une saison 2026 contrastée jusqu'ici
Le début d'année avait pourtant laissé des traces. Avant de briller à Dubaï, Medvedev avait connu une élimination au premier tour à Brisbane — premier tournoi de sa saison — puis une sortie au huitième de finale de l'Open d'Australie face au jeune Américain Learner Tien, dans ce que le joueur lui-même a qualifié comme l'une des défaites les plus difficiles de sa carrière.
Rotterdam et Doha n'apportèrent pas davantage de réconfort. Le Russe rentrait bredouille de deux ATP 500 consécutifs avant de trouver à Dubaï un contexte plus favorable à son expression.
À 30 ans, Medvedev aborde cette phase de saison avec deux titres déjà acquis — Brisbane et Dubaï. La question reste celle de la régularité sur des conditions plus lentes, là où son jeu de fond de court demande davantage de création que de vitesse pure.
Indian Wells en ligne de mire
La prochaine étape pour Medvedev est Indian Wells, Masters 1000 californien dont les qualifications débutent courant mars. Le tournoi représente un objectif classement important, et le Russe a lui-même évoqué dans la presse son voyage vers l'Ouest américain dans des termes qu'il qualifie de "Hollywood-style". Sur dur extérieur et dans des conditions plus fraîches qu'à Dubaï, il devra confirmer que les progrès engrangés sur son service tiennent également face à un tableau de la densité d'un 1000.




