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Medvedev à Indian Wells via Oman : une odyssée russe

Bloqué à Dubaï avec Rublev et Khachanov, Medvedev a rallié Indian Wells via une traversée en voiture jusqu'en Oman, un vol pour Istanbul puis Los Angeles. Un périple que le 11e mondial compare lui-même à un film hollywoodien.

Adam Hartley
5 mars 2026
3 min
Medvedev à Indian Wells via Oman : une odyssée russe

Daniil Medvedev a rejoint Indian Wells par un chemin qu'il qualifie lui-même de « film hollywoodien ». Bloqué à Dubaï avec Andrey Rublev et Karen Khachanov, le Russe a dû traverser la frontière en voiture pour rejoindre Oman, avant de s'envoler vers Istanbul puis Los Angeles. Tous trois sont arrivés à temps pour disputer le BNP Paribas Open.

Coincés aux Émirats, ils choisissent la route

Tout commence par une impasse. Les vols directs depuis les Émirats arabes unis vers les États-Unis n'étaient pas accessibles, ce qui a forcé les trois joueurs à improviser une solution terrestre. La route vers Oman s'imposa comme seule issue.

Sauf que l'expédition ne se déroula pas sans accroc. Daniil Medvedev raconta l'épisode à Sofiya Tartakova pour Bolshe! : le chauffeur de son groupe ne retrouvait plus son passeport. Le convoi dut faire demi-tour à la frontière, revenir aux Émirats, attendre que le document soit retrouvé dans un parking, puis repartir.

Résultat : sept heures de route pour Medvedev. Certains s'en tirèrent en quatre heures trente. D'autres en neuf heures. Chaque voiture vécut une version différente du même calvaire.

Oman, Istanbul, Los Angeles : l'itinéraire improvisé

Une nuit en Oman, un vol vers Istanbul, une nuit d'hôtel, puis le vol final pour Los Angeles. C'est ainsi que se résume le périple de Medvedev avant de rallier Indian Wells. Une organisation de fortune, reconstituée heure par heure.

Le Russe résuma lui-même la situation avec une formule qui dit tout :

« Si vous racontez ça dans les détails, c'est inhabituel. On se sent dans un film hollywoodien : traverser la frontière avec d'autres personnes, visiter Oman pour la première fois. »

C'est là que ça se joue, sur le plan de la gestion mentale : arriver au tournoi avec un tel périple derrière soi, c'est déjà absorber une charge que la plupart des joueurs n'ont pas connue. La question de la fraîcheur physique et de la concentration se posera nécessairement dès les premiers matchs.

Un statut de tête de série qui offre de la marge

Heureusement pour Medvedev, son classement actuel — 11e mondial — lui garantit une tête de série à Indian Wells. Concrètement, il bénéficie d'un bye au premier tour. Un avantage précieux après un voyage aussi épuisant.

Rublev et Khachanov profitent du même statut. Les trois joueurs russes n'auront donc pas à jouer dès les premiers jours du tableau, ce qui leur laisse un temps de récupération supplémentaire avant leur entrée en lice.

Le choix stratégique de rejoindre Indian Wells coûte que coûte, plutôt que de déclarer forfait, est révélateur. Un Masters 1000 en début de saison sur surface dure, avec un tableau qui peut offrir un parcours profond — ce n'est pas un tournoi qu'on abandonne facilement quand on joue la Race et les classements de fin d'année.

Tabilo ou Jodar en premier obstacle

Pour son entrée en lice, Medvedev attendra le vainqueur du match entre Alejandro Tabilo et Rafael Jodar. Un adversaire de moindre rang sur le papier, mais un premier match qui sera aussi le premier test après des jours de déplacement.

La suite du tableau déterminera jusqu'où le Russe peut aller. Ce qu'on sait déjà : il est là, il s'est battu pour y être, et il repart d'Indian Wells avec une anecdote que peu de joueurs pourront lui concurrencer. Ce qui se joue maintenant, c'est de transformer ce cirque logistique en énergie sportive plutôt qu'en fatigue accumulée.

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