Mirra Andreeva a dominé Dalma Galfi au troisième tour du Masters 1000 de Madrid sur terre battue, en s’imposant 6-3, 6-2 pour atteindre les 16es de finale à la Caja Mágica. Partie sur un départ lent, la joueuse russe a effacé son retard dans chaque set, puis a fermé le match sans trembler.
Mirra Andreeva a d’abord laissé Dalma Galfi prendre le contrôle. Dans le premier set, elle a concédé les deux premiers jeux, une entame qui a aussitôt installé de la pression dans l’ensemble du match. Mais elle a ensuite ajusté son rythme et a repris l’avantage en cassant le service de sa rivale dans des moments clés.
Un premier set inversé après deux jeux concédés
Le tournant s’est produit quand Dalma Galfi a été contrainte de subir la réponse d’Andreeva. Après avoir mené, Galfi a vu l’écart se creuser quand la numéro 9 tête de série a breaké à trois reprises dans le premier set, en s’emparant des jeux 3, 7 et 9 de la manche. Résultat : Andreeva a effacé le retard et a remporté le premier set 6-3.
Ce n’était pas une question de domination continue, mais de gestion. Sur terre battue, quand un match démarre mal, l’objectif n’est pas de “courir après” un set : c’est de créer une première brèche, puis de la transformer en avantage stable. Andreeva a fait exactement ça, avec une séquence de breaks qui a neutralisé l’élan adverse.
Galfi a breaké, Andreeva a enchaîné les jeux suivants
Le deuxième set a suivi un scénario presque miroir. Galfi a pris le premier break et a mené 2-1. Cette fois, le message était clair : le match pouvait basculer à nouveau si Andreeva laissait l’écart s’installer. Elle ne l’a pas fait.
Après le 2-1, Andreeva a enchaîné en remportant les cinq jeux suivants, ce qui lui a donné une avance décisive. Elle a ensuite conclu la manche sur le score de 6-2, après avoir solidifié son contrôle dès qu’elle a retrouvé l’initiative.
Le choix de tournoi : Madrid a payé, et vite
Ce qui frappe, c’est la façon dont Andreeva a “réglé” le troisième tour. À Madrid, le Masters 1000 impose un enchaînement rapide et une récupération minimale entre les tours. Elle a donc choisi le bon tempo : éviter que Galfi ne s’installe durablement, puis accélérer dès que la première fenêtre s’est ouverte.
Sur la trajectoire du match, on a retrouvé un schéma simple : un temps de latence au départ, puis une réaction immédiate. En termes de programmation mentale, c’était une réponse nette à un adversaire qui avait son mot à dire au début : deux jeux concédés, puis un premier set repris et un second set verrouillé. Le score final 6-3, 6-2 a traduit ce basculement.
Au-delà du terrain, Andreeva a aussi entretenu une forme de légèreté dans le vestiaire. Après sa victoire, elle a raconté un échange familial devenu viral : sa mère lui avait promis un chiot si elle atteignait le top 10 en fin d’année. Dans cette interview, elle a expliqué que sa mère n’était pas à Madrid, et qu’elle espérait que le voyage se fasse plutôt à Rome.
« Malheureusement elle n’est pas à Madrid… Je vais essayer de la convaincre à 100 % de venir avec Rassy à Rome. »
Rendez-vous en 16es : Anna Bondar attend Andreeva
Pour les 16es de finale, Mirra Andreeva a rendez-vous avec Anna Bondar. La joueuse hongroise a déjà croisé la route d’Andreeva : les deux se sont rencontrées une première fois à Lausanne, et Andreeva avait alors gagné en 7-6(3), 6-3. Dans ce type de duel, la question qui se pose maintenant est directe : Andreeva saura-t-elle conserver ce même niveau de réaction après un départ plus disputé ?
Le match de Madrid a aussi une dimension de points à défendre à court terme, puisque le Masters 1000 se joue par paliers. Avec une victoire 6-3, 6-2 au troisième tour, Andreeva a déjà sécurisé la première marche vers une nouvelle profondeur dans le tableau. La prochaine échéance l’attend donc aux 16es contre Anna Bondar, sur terre battue, dans le cadre du Masters 1000 de Madrid.




